Mise en place des porte-drapeaux, commandements

Lors des défilés officiels les porte-drapeaux sont mis en rang par deux, trois ou quatre suivant le nombre et les possibilités locales (largeur de rue, etc.…) il y a lieu de respecter une hiérarchie de ceux-ci par rapport à l’emblème porté et non pas la valeur de tout un chacun, à savoir les ordres nationaux, les médaillés militaire, les croix de guerres, les amicales régimentaires et les autres associations (souvenirs français, U.N.C, croix rouge, F.N.A.C.A etc.), il est à noter qu’il n’existe pas de préséance entre drapeaux des associations A.C.V.G. sauf si l’autorité administrative organisatrice de la cérémonie l’établit. Dans ce cas seul cette autorité peut la faire respecter. Les porte-drapeaux se placent en principe derrière la musique sauf si les troupes participent à la cérémonie auxquels cas ils suivent les militaires.

De préférences mettre en tête, derrière les porte-drapeaux nationaux, les porte-drapeaux en tenue d’officier ou sous officier militaire.

Ordre de mouvement :

A mon commandement ! Pour les drapeaux ! Garde à vous ! En avant ! Marche !

Partir du pied gauche, avancé tous au pas, se fier au chef de file en général la première tête de file à gauche.

Pour l’arrêt :

Arrivé à l’endroit de la cérémonie (exemple monument au mort).

Porte-drapeaux halte !

Ou bien – Pour l’ensemble halte !

Ou bien – Peloton (ou compagnie) halte !

Se placer de part et d’autre du monument en « V » ou en « L » ou bien « en ligne » (tout dépend de la configuration des lieux) face aux autorités en marchant au pas et en ordre.

(Ne jamais se positionner derrière le monument)

– Pour les drapeaux repos !

A l’arrivée des officiels :

Tels : chefs d’état, ministres, ambassadeurs, sénateurs, amiraux, généraux, préfets, commissaires, députés, maires

  • Pour l’ensemble ! Garde à vous !
  • Début de cérémonie ! levé des couleurs ! (s’il y a lieu)

Auparavant, on aura pris soin de placer au pied du mât deux personnes la première pour tenir et l’autre pour frapper le pavillon dans le bon sens, sur la drisse, et vérifier que celle-ci coulisse bien dans la poulie et attacher puis tirer sur la drisse.

Ne jamais laisser traîner le pavillon à terre. (Faire un essai avant la cérémonie avec la musique, ou le clairon).

Ordre : Attention pour les couleurs !…

Trois coups de langue au clairon

(Attendre une minute)

            Envoyez !…

Tenant fermement leur hampe de la main droite les porte-drapeaux relève le coude à l’horizontale.

La musique joue au drapeau.

Les civils se découvrent.

Si les officiers et les hommes de troupe non armé, sont tous de la même arme, ils se découvrent, sinon ils saluent.

Sonnerie «  au drapeau » hissez le drapeau en essayant de respecter le temps de la musique être ni trop court ni trop long.

Accrochez la drisse sur le taquet du mât en huit et en triples boucles renversées.

La musique joue la marseillaise.

Les officiers et les hommes de troupes s’ils sont de la même arme se couvrent et font le salut règlementaire, les civils se découvrent.

S’il n’y a pas de levé des couleurs :

Ordre : garde à vous !

         Au drapeau !

         Refrain de la marseillaise !

Rappel de pied ferme ! (Pendant que l’officier passe la garde et son drapeau en revu)

Aux champs ! (Lorsque les officiers, plus de 3 étoiles sont en place)

            Fin de la musique, les porte-drapeaux baissent le bras.

           Pour les drapeaux repos !

Lecture du message du ministre des anciens combattants, (disponible à la préfecture du département ou au service de l’O.N.A.C).

Pensez à nos anciens porte-drapeaux ! Repos pendant les lectures.

Le 18 juin lecture de l’Appel du Général de Gaulle (disponible auprès du service du protocole du ministère des anciens combattants.)

Autres cérémonies, possibilité d’une allocution ou de tout autre intervention replaçant l’évènement dans son contexte, exemple : lors de la journée Nationale de la Déportation (dernier dimanche d’avril) lecture de poèmes, de lettres écrits par des déportés. (De nombreux ouvrages existent sur le sujet).

Veillez cependant à ne pas multiplier les discours ou interventions orales : l’assistance ce lasse souvent très vite.

Garde à vous ! (Joué par la musique)

Dépôts de gerbes ! Veuillez annoncer à voix haute la qualité et le nom (des) déposants.

Evitez un nombre de gerbes trop important, la symbolique du geste se noie au milieu des fleurs.

Les déposants reculent de deux pas en arrière et s’inclinent respectueusement, puis ils se retourne et viennent se placer face au monument avec les autres personnalités.

Le dépôt de gerbe s’effectue en principe dans le sens inverse de l’ordre protocolaire. Ainsi, l’autorité qui préside la cérémonie, en général le maire, déposera en dernier pour marquer sa qualité.

Aux morts ! (Joué par la musique)

Minute de silence, (s’il n’y a pas de musique, silence pendant 60 secondes).

Les porte-drapeaux inclinent à l’horizontale leurs emblèmes en sortant la hampe du sautoir (ou fourreau) main droite en avant, main gauche en arrière (inverse pour les gauchers)

La minute de silence ne doit pas dépasser 20 secondes après la musique.

A la fin de la minute de silence, roulement de tambour ou note brève au clairon (coup de langue)

En l’absence de musique, les autorités placées face au monument s’inclinent pour marquer la fin de la minute de silence.

Les porte-drapeaux baissent le bras et redressent les hampes et les replacent aux sautoirs.

La musique joue la Marseillaise :

Les porte-drapeaux lèvent le bras droit à l’horizontale à hauteur d’épaule, coude plier, main tenant la hampe.

A la fin de la Marseillaise ils baissent le bras.

Il n’a jamais été interdit de chanter la marseillaise avec la musique ou sans musique !

Par contre, ne parler pas entre vous pendant les cérémonies !

Remarque : certaines œuvres peuvent être jouées en diverses occasions :

Le chant des partisans (Vocal) :

Le chant des partisans (Instrumental):

A l’occasion :

  • de la journée Nationale du souvenir de la déportation
  • dernier dimanche du mois d’avril

Le chant des marais :

A l’occasion :

  • de la journée Nationale de la déportation
  • de la cérémonie du 16 juillet (journée de commémoration des persécutions racistes et antisémites)

Le chant du départ :

A l’occasion :

  • du 8 mai, jour de la victoire
  • du 11 novembre, jour de l’armistice

La cérémonie s’achèvera sur le salut aux porte-drapeaux par les autorités présentes.

Hampe aux pieds, de la main gauche, les porte-drapeaux tiennent la hampe du drapeau.

Ils ne doivent pas enlever leurs gants, (une exception on enlève son gant main droite si une Reine vous tend sa main, ne jamais tendre votre main avant la sienne), ils saluent par une poignée de main en annonçant leur appartenance (fédération, association etc.) et leur ancienne affectation militaire, exemple : Marine matelot mécanicien, plus le nom du bateau.

Le porte-drapeau ne salue pas main à la visière lorsqu’il porte son drapeau même roulé, répondre par une poignée de main si on vous en tend une, sinon faire un signe de la tête, il est de bon ton envers les officiers de dire (mes respects Amiral, mon Général, monsieur le Préfet, etc.)

Quand les officiers quittent le site la musique joue aux champs !

Rappel :

Le salut par les porte-drapeaux n’est dû que :

  • Au Président de la République, aux drapeaux et étendards militaires, à la sonnerie aux morts et comme sus indiqué dans les cérémonies.

            Pour les drapeaux repos !

Merci mesdames, messieurs ! (Rations double pour l’ensemble !)

Si vous avez la chance d’avoir un bon clairon, faite lui jouer :

« le dégager »

« la berloque (bâbord) »

« la berloque (tribord) »

Ne jamais plier ou rouler son drapeau devant les monuments, déplacez vous et que diable! allez discuter plus loin.

Un conseil : avant, pendant et après une cérémonie ne jamais oublié son drapeau, son baudrier, ses gants et sa coiffe et surtout sa housse.

Au soir de la cérémonie ne pas oublié le pavillon du mât, prévoir deux personnes l’une à la drisse pour baisser décrocher et raccrocher, l’autre pour tenir et plier ensemble soigneusement le pavillon sans le laisser traîner par terre.

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