Cérémonie aux Invalides

En attente dans la cour et devant les grandes portes de l’église Saint Louis des Invalides, les porte-drapeaux présents sont invités à entrer les premiers par les responsables de la Flamme de l’Arc de Triomphe, ils sont ensuite placés aux premiers sièges (des bancs) au bord de l’allée centrale sur un ou deux voire trois rangs.

Les personnalités ont des places réservées dans les premiers rangs devant l’autel, les participants remplissent toutes les autres places.

Un porte-drapeau National (ou deux) choisi, par les responsables, entre en dernier suivi du clergé, il incline son drapeau devant l’autel et se place sur son côté gauche face à tous (donc à droite), il reste au garde à vous pendant tout l’office, les porte-drapeaux à son passage et celui du clergé sont tournés vers le centre de l’allée.

Les porte-drapeaux, respectent comme de coutume la messe, ils inclinent leur drapeau aux élévations. (Suivant l’office la messe peut durer une heure trente, voir plus).

A la fin de la messe, le porte-drapeau National est invité à sortir, il incline à nouveau son drapeau devant l’autel, il se retourne et avance lentement vers la sortie, les porte-drapeaux de l’allée le suivent par deux jusque dans la cour et se placent (toujours le drapeau levé) en V à partir des marches, ils attendent la sortie des personnalités et des participants.

En règle générale, les personnalités, les autorités militaires ainsi que les membres du clergé viennent saluer les porte-drapeaux qui ont été mis au repos.

Le dégagé se fait ensuite sur place.

Cérémonie sous l’Arc de Triomphe

Avant tout un peu d’histoire :

La flamme qui veille sur le tombeau du « Soldat Inconnu » a été allumée pour la première fois le 11 novembre 1923, par monsieur André Maginot, Ministre des pensions, ancien combattant et mutilé de guerre, gardien des cimetières de guerre, en présence d’une seule compagnie du cinquième régiment d’infanterie, avec musique et drapeau.

A dix- huit heures au moyen d’un tampon d’étoupe imbibé d’alcool et allumé au bout d’un fleuret, il fit jaillir la première flamme, tandis que les troupes présentaient les armes et que la musique jouait la Marche de Chopin.

Un million cinq cents mille soldats Français sont morts au cours de la guerre de 1914-1918.

Parmi eux, des centaines de milliers n’ont pu être identifiés, de sorte que les familles éprouvées n’ont pas eu la possibilité de se recueillir sur leurs tombes.

C’était donc à la France entière qu’il appartenait de conserver le souvenir de ceux de ses enfants auxquels elle devait sa survie. Ainsi naquit l’idée de rendre des honneurs exceptionnels à un soldat « inconnu ».

Le 10 novembre 1920, à Verdun le mercredi à quinze heures.

Tout autour, dans l’immense champ de bataille de Verdun au sol encore couvert de cruelles blessures, quatre cent mille morts dormaient.

Dans l’écoute n°1, une de ces profondes galeries souterraines de la citadelle héroïque, une chapelle ardente était dressée. Les parois toutes imprégnées de salpêtre étaient drapées de toile blanche, recouvertes de drapeaux français et semées de palmes. Le fond était orné de trophées et portait la devise fameuse de Verdun : « on ne passe pas ».

Des cierges fichés dans des douilles d’obus répandaient une lueur rougeâtre que renforçait la lumière des lampes électriques voilées de mauve.

L’atmosphère était poignante. Huit cercueils étaient alignés, deux à deux, entre deux haies de soldats bleu horizon au port d’arme.

Accompagné de Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun de M. Thoumyre, du maire M. Robin et de son adjoint M. Schleiter, appuyé sur son inséparable canne, celui qui avait été le sergent Maginot, grand mutilé de guerre et qui, en qualité de Ministre des pensions représentait le gouvernement, s’avança.

A l’un des simples soldats du 132è régiment d’infanterie qui rendait les honneurs, il tendit un bouquet d’œillets rouge et blancs.

L’homme, engagé volontaire, un des plus jeunes combattants du moment, était Auguste Thin.

Le ministre lui exposa doucement ce qu’il devait faire.

Avec une gravité émouvante, celui à qui avait échu cet honneur, fit deux fois le tour des cercueils parfaitement identiques sous leur drapeau tricolore et finalement posa son bouquet sur le sixième. Puis il se figea dans un garde- à- vous impeccable, tandis que la musique régimentaire, massée en arrière, faisait éclater les voûtes sonores des poignants accents de la Marseillaise.

Le soldat inconnu était désigné.

Auguste Thin nous a confié que son choix fut guidé par l’addition des trois chiffres de son régiment, le 132è R.I. (1+3+2).

Le 21 janvier 1921, ce cercueil fut déposé sous l’Arc de triomphe de l’Etoile, si bien que le lieu de sépulture du soldat inconnu est le plus prestigieux que l’on puisse imaginer.

Le 11 novembre 1923, sur la proposition de Gabriel Boissy, journaliste, ancien combattant, une flamme fut allumée à la tête de la tombe.

Depuis… Cette flamme témoigne de la permanence du souvenir :

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Chaque jour, à 18h 30, un ancien combattant désigné par ses camarades, a l’honneur de raviver la FLAMME ; il le fait avec respect et émotion.

Les Chefs d’Etat, les Chefs de Gouvernement, les plus hautes Autorités Civiles et Militaires, en voyage officiel à Paris, rendent hommage au Soldat Inconnu en fleurissant sa tombe.

Après la guerre de 1914-1918, la France a connu d’autres conflits. Au cours de la guerre de 1939-1945, en Indochine, en Algérie, sous les cieux d’Europe, d’Afrique, des soldats français, en uniforme ou sans uniforme, notamment ceux de la Résistance, sont morts pour la France.

Des plaques entourant le Soldat Inconnu rappellent leur sacrifice.

Ainsi se trouve gravée sous les voûtes de l’Arc de Triomphe, après les batailles de l’Empire, cette partie de l’Histoire de France au cours de laquelle s’est joué notre destin.

Puissent ces courtes explications aider à SE RECUEILLIR et à SE SOUVENIR, tous ceux qui participeront à cette émouvante cérémonie. Lire la suite

Mise en place des porte-drapeaux, commandements

Lors des défilés officiels les porte-drapeaux sont mis en rang par deux, trois ou quatre suivant le nombre et les possibilités locales (largeur de rue, etc.…) il y a lieu de respecter une hiérarchie de ceux-ci par rapport à l’emblème porté et non pas la valeur de tout un chacun, à savoir les ordres nationaux, les médaillés militaire, les croix de guerres, les amicales régimentaires et les autres associations (souvenirs français, U.N.C, croix rouge, F.N.A.C.A etc.), il est à noter qu’il n’existe pas de préséance entre drapeaux des associations A.C.V.G. sauf si l’autorité administrative organisatrice de la cérémonie l’établit. Dans ce cas seul cette autorité peut la faire respecter. Les porte-drapeaux se placent en principe derrière la musique sauf si les troupes participent à la cérémonie auxquels cas ils suivent les militaires.

De préférences mettre en tête, derrière les porte-drapeaux nationaux, les porte-drapeaux en tenue d’officier ou sous officier militaire.

Ordre de mouvement :

A mon commandement ! Pour les drapeaux ! Garde à vous ! En avant ! Marche !

Partir du pied gauche, avancé tous au pas, se fier au chef de file en général la première tête de file à gauche.

Pour l’arrêt :

Arrivé à l’endroit de la cérémonie (exemple monument au mort).

Porte-drapeaux halte !

Ou bien – Pour l’ensemble halte !

Ou bien – Peloton (ou compagnie) halte !

Se placer de part et d’autre du monument en « V » ou en « L » ou bien « en ligne » (tout dépend de la configuration des lieux) face aux autorités en marchant au pas et en ordre.

(Ne jamais se positionner derrière le monument)

– Pour les drapeaux repos !

A l’arrivée des officiels :

Tels : chefs d’état, ministres, ambassadeurs, sénateurs, amiraux, généraux, préfets, commissaires, députés, maires

  • Pour l’ensemble ! Garde à vous !
  • Début de cérémonie ! levé des couleurs ! (s’il y a lieu)

Auparavant, on aura pris soin de placer au pied du mât deux personnes la première pour tenir et l’autre pour frapper le pavillon dans le bon sens, sur la drisse, et vérifier que celle-ci coulisse bien dans la poulie et attacher puis tirer sur la drisse.

Ne jamais laisser traîner le pavillon à terre. (Faire un essai avant la cérémonie avec la musique, ou le clairon).

Ordre : Attention pour les couleurs !…

Trois coups de langue au clairon

(Attendre une minute)

            Envoyez !…

Tenant fermement leur hampe de la main droite les porte-drapeaux relève le coude à l’horizontale.

La musique joue au drapeau.

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Cérémonies Patriotiques

Un chef de protocole en tenue irréprochable doit préalablement être désigné, il doit posséder une connaissance absolue des règles de cérémonies et ordres militaires, il peut s’agir d’un officier, d’un sous-officier, d’un porte-drapeau national, confédéral, fédéral, d’un président d’association d’anciens combattants, s’ils sont présents ou bien par défaut, un porte drapeau désigné pour la coordination (et un seul) donne les ordres.

Le commandement de la personne choisi est prépondérant sur tout autre personne et doit le rester jusqu’à la fin des cérémonies ; Ceci a pour but de faciliter la compréhension des ordres et la bonne entente entre tous les participants.

Si il y a un détachement militaire en armes, celui-ci devra être mis en place avant l’arrivée des porte-drapeaux, il ne doit pas se trouver à l’emplacement des porte-drapeaux ni devant, l’officier après s’être entendu avec le chef du protocole, commande uniquement son détachement, on évite ainsi de faire faire l’ascenseur aux porte-drapeaux.

Les porte-drapeaux respecteront uniquement l’ordre général du premier (garde à vous !) annoncer par l’officier.

Si il y a une musique, placez les musiciens de manière à ne pas masquer les porte-drapeaux ni le détachement militaire.

Si il y a une sonorisation, pensez à l’installer avant la cérémonie et à la placer judicieusement, qu’elle soit discrète, faire la balance pour que le son soit agréable et bien audible pour tous, servez vous de préférence d’un micro HF avec son pied, disposez les enceintes loin du micro ceci afin d’évité le larsen, il existe dans le commerce des CD avec les ordres militaire ainsi que les musiques officielles des cérémonies.

Si vous désirez une musique, ne pas hésiter a demandé par écrit à la caserne des pompiers ou bien à la musique de la police, de la ville etc.…

Des porteurs de fleurs et coussins présentables doivent être désignés d’avance, si il n’y a ni musique ni soldat, ils doivent être placé en tête du défilé, au cas contraire ils seront mis en place derrière les porte- drapeaux et devant les officiels.

Bien des fois il faut prévoir s’il n’y a pas de défilé de faire livré les fleurs directement au monument.

Il convient également, dans la mesure du possible, d’associer les enfants des écoles et collèges à ces manifestations du souvenir en leur expliquant les raisons de tels événements et en essayant de leur donner une part active.

On peut également insérer une séquence de remise de décorations officielles, avec « ouverture et fermeture de ban », après que la Marseillaise ait été jouée pour clôturer la minute de silence. Ordres ouvrez le ban !

Fermez le ban !

Attention ! Ne jamais remettre de décorations d’associations, celles-ci doivent être remises en privé par exemple lors d’un banquet.

Ne jamais remettre de médaille à une personne en simple chemisette, l’avertir avant qu’elle ne se présente afin qu’elle soit en tenue correcte. (Veste et cravate obligatoires).

Pour une remise de décoration officielle, le récipiendaire se présente sans décoration et sans pin’s.

Préséances de cérémonie

  • Lorsque le Porte-drapeau National, Confédéral ou fédéral est présent, il a préséance.
  • La préséance s’applique uniquement si l’association organisatrice de la cérémonie est par exemple : F.N.A.M – C.E.A.C.M – F.A.M.M.A.C – U.N.C – U.N.P – C.A.T.M – F.N.A.C.A – F.N.C.V, etc.
  • Le Porte-drapeau a préséance sur tout autre Porte-drapeau d’Association d’Anciens Combattants de villes, de villages, départementaux.
  • Le Porte-drapeau ou le chef de protocole désigné, doit :
    • Mettre en place les Porte-drapeaux par ordre de la valeur de chaque drapeau et non pas par la valeur de tout à chacun : C’est le drapeau qui prime.
    • Mettre en tête, avec les ordres nationaux, le Porte-drapeau de la ville recevant.
  • Suivant l’importance de la cérémonie, s’ils sont présents, les Porte-drapeaux internationaux (voir Ambassades et Consulats, respect du protocole International) défilent en tête avec le drapeau Français (Légion d’Honneur si présent, ou bien médaillés militaires, etc.) et bien sur celui de la ville recevant.
  • S’il n’y a pas de Porte-drapeau national ce sera en premier celui départemental ou de la ville ou bien du village suivi des Porte-drapeaux des ordres nationaux, etc.
  • Si une garde avec Porte-étendard est présente avec son détachement militaire en arme ceux-ci défilent en tête.
  • Dans les rangs, bien des fois, les derniers sont mieux placés que les premiers, évitez de vous chamailler!
  • Soyez toujours respectueux envers nos amis Porte-drapeaux handicapés, certains sont en fauteuils roulant d’autres ont des prothèses, nous nous devons de les aider.