Article 14

LES ALLOCUTIONS

Des allocutions peuvent être prononcées en diverses circonstances (cérémonies. congrès, assemblées générales, remises de décorations, expositions, réceptions, banquets…) Elles sont pour nos associations l’occasion de mieux se faire connaître, d’assurer la promotion de la F.A.M.M.A.C. et celle de la Marine, et aussi de remercier.

Les allocutions sont toujours prononcées par les autorités, dans l’ordre inverse des préséances. Aucun discours ne doit donc être prononcé après celui de la personnalité qui préside la manifestation (ou du préfet ou sous-préfet représentant du gouvernement).

Lors d’un repas officiel, il est conseillé de prononcer les allocutions avant le début du repas ou après le premier plat. Un échange de cadeaux peut intervenir à ce moment.

Toasts

Dans certains cas, le président de l’association peut adresser un toast à la fin du repas officiel, en direction de l’hôte de marque. Celui-ci doit être antérieurement prévenu du moment précis et de la teneur de ce toast. Le cas échéant. II y a remise de cadeau à l’issue du toast.

Effectué au moment du dessert, lorsque le Champagne a été servi, le toast est prononcé debout. Il comprend un salut à l’hôte d’honneur, un rappel des circonstances qui motivent sa venue et des vœux pour l’accomplissement de sa mission, où, s’il s’agit d’une personnalité étrangère, sur l’association étrangère d’anciens marins à laquelle il appartient le cas échéant, sur le jumelage qui a été réalisé entre associations française et étrangère, etc.

Si des allocutions sont prévues lors d’une réception (vin d’honneur) offerte par le maire, c’est l’occasion pour l’association, de placer un discours d’information sur la Marine, et bien évidemment sur l’association elle-même et la Fédération.

Les allocutions doivent être autant que possible, brèves et prononcées dans le silence le plus total. Il faut veiller absolument, lors des banquets, en particulier, à ce qu’aucun murmure ou bruit de vaisselle ne vienne perturber l’orateur. C’est une règle de courtoisie qui, malheureusement, est trop souvent transgressée.

Lorsque le président d’une association a l’intention de prononcer une allocution qui s’adresse en totalité ou en partie à la personnalité présente, il est courtois de lui en adresser la teneur longtemps à l’avance, afin que celle-ci puisse y répondre en toute connaissance de cause.

Quels que soient l’auditoire, le lieu, les circonstances ou l’objet de votre prestation orale, celle-ci doit être préparée.

Une allocution de courte durée peut être improvisée, mais il faut se méfier de l’improvisation, elle peut entraîner dans de trop longs développements et des répétitions qui risquent de lasser l’auditoire.

Il est conseillé d’établir un canevas de l’allocution. Il est élégant de parler sans notes mais vous êtes à la merci d’un trou de mémoire imprévisible, surtout lors d’un banquet. La lecture, même simulée, est de règle lorsqu’on s’adresse à une haute autorité. On lui montre ainsi que le discours a été préparé et qu’il ne s’agit pas d’une simple improvisation ce qui témoignerait d’un manque d’attention et de respect a son égard.

Que vous lisiez ou non votre texte, regardez votre auditoire le plus souvent possible. Après avoir salué les personnalités présentes (et éventuellement excusé celles qui, invitées n’ont pu répondre à l’invitation (1), captez d’emblée l’attention en entrant dans le vif du sujet : la partie peut être gagnée ou perdue dans les cinq premières minutes. Parlez posément et de façon distincte, en vous assurant d’être entendu de tous. Ménagez des pauses. Une touche d’humour discrète sera, selon les circonstances, appréciée. Surveillez votre auditoire. Dès que vous percevez un signe de lassitude, changez de ton et de rythme ou même abrégez.

La sonorisation

Elle est généralement à prévoir. Son installation doit être particulièrement soignée et vérifiée avant la mise en place des auditeurs.

Le plus beau discours peut être trahi par une sonorisation défaillante.

(1) II est préférable, lorsque par un concours malheureux de circonstances, les invités défaillants sont trop nombreux, de ne pas les citer.

Article 13

INVITATION, HEBERGEMENT ET ACCUEIL DES PERSONNALITES INVITEES A UNE MANIFESTATION

13.1. Les invitations

Les personnalités et autorités officielles ont un emploi du temps très chargé, c’est pourquoi il est vivement conseillé de les inviter longtemps à l’avance.

Pour les invitations à une réception ou à un repas, on utilise généralement une carte d’invitation destinée à recevoir le nom de la personne invitée, la nature de la réception, la date et l’heure de cette réception, la tenue vestimentaire exigée ou recommandée. Toutefois, la correction exige que, au moins la personnalité invitée qui a la préséance (c’est-à-dire qui passe avant toutes les autres) soit conviée au moyen d’une lettre personnelle manuscrite.

Si la personnalité invitée est mariée, il est recommandé d’inviter également son conjoint à la réception ou au repas.

Lorsque la manifestation a lieu dans un endroit difficile à trouver, il est utile d’y joindre les explications nécessaires, ou un plan.

Il est recommandé avant l’envoi des invitations, de tenir compte, le cas échéant, des sympathies du maire qui peut souhaiter que certaines personnes soient invitées ou non. Il faut faire très attention à n’oublier personne d’important de la commune, du département ou dans certains cas de la région. Il est toujours préférable d’avoir un invité de trop que de mécontenter quelqu’un.

Dans le cas d’un congrès national F.A.M.M.A.C., les invitations sont partagées entre :

  • l’association organisatrice qui prend à sa charge les personnalités locales (parlementaires, conseillers généraux, maire, délégué militaire départemental, ministre du culte…).
  • la Fédération qui invite et prend à sa charge les très hautes autorités civiles militaires et religieuses.

13.2 L’hébergement

Le représentant officiel de la Fédération aux manifestations diverses où sa présence est sollicitée par l’association organisatrice, est traditionnellement l’hôte de cette association qui doit pourvoir à son hébergement. Il n’en est pas toujours ainsi, aussi le trésorier général de la FAMMAC doit-il, parfois, pallier aux « défaillances » de trésoriers d’associations, ce qui est regrettable car il le fait en quelque sorte, avec l’argent des autres associations qui ne sont pas concernées.

L’hébergement des personnalités invitées par l’association est également à la charge de celles-ci.

13.3 L’accueil

La venue d’une personnalité (ou d’un représentant de la F.A.M.M.A.C.) est toujours précédée d’un échange de correspondance ou d’entretiens téléphoniques qui fixent ou précisent :

  • le jour. le lieu et l’heure d’arrivée de cette personnalité,
  • les conditions de son hébergement,
  • les cérémonies et manifestations diverses auxquelles elle doit participer,
  • la liste des autres personnalités invitées qui seront, en principe, présentes.
  • si des allocutions seront prononcées et le cas échéant, par qui ?
  • si la personnalité invitée doit elle-même prononcer une allocution (où et quand et à quel sujet ?).

Le président ou un membre au moins de l’association doit accueillir cette personnalité è son arrivée (gare SNCF, aéroport. hôtel, ou tout autre endroit convenu} et le cas échéant, le reconduire lors de son départ.

Il est parfois souhaitable de mettre un véhicule avec chauffeur, à sa disposition.

Article 12

CONSEILS PRATIQUES POUR L’ORGANISATION DES MANIFESTATIONS

FINANCEMENT DES MANIFESTATIONS

II est souhaitable, avant qu’elle ne se lance dans l’organisation d’une manifestation de quelque importance, que l’association organisatrice obtienne l’appui financier de la commune et le cas échéant du Conseil général du département. La mise à disposition gracieuse de locaux (salle de congrès par exemple) est souvent accordée.

Une manifestation qui réunit de nombreux amicalistes (c’est le cas notamment des congrès nationaux et régionaux) peut être source de profit pour les commerçants du lieu où elle se déroule. Aussi l’association peut-elle s’adresser également au syndicat des commerçants local. La confection d’un programme des manifestations comportant des encarts publicitaires, et d’affiches, peut ainsi être réalisée à bon compte.

Les commerçants peuvent être également sollicités pour un affichage du programme dans leur magasin.

Il faut éviter de « voir trop grand » et prévoir un parfait équilibre du budget consacré à la manifestation.

Il est souhaitable, et même recommandé, de faire payer d’avance aux participants une partie (la moitié, le plus souvent) des frais de participation aux prestations diverses offertes à cette occasion (réservation hôtelière éventuelle, banquet, excursion…).

Lorsqu’un banquet est prévu, il faut fixer un prix de participation raisonnable (voir article 15).

Dans l’organisation de manifestations importantes, il est indispensable, afin de ne pas mélanger les comptes de l’association et ceux de la manifestation, d’ouvrir un compte spécial, soit dans une banque, soit aux chèques postaux.

Article 11

TENUES PRESCRITES OU CONSEILLEES LORS DES CEREMONIES

11.1. Généralités

Les amicalistes peuvent assister aux diverses Cérémonies en uniforme ou en civil.

Lorsqu’ils ne sont pas marins en activité de service, ils doivent, s’ils souhaitent y assister en uniforme, demander à l’autorité militaire ou maritime locale l’autorisation de le porter. Cette prescription est souvent perdue de vue.

Par mesure de simplification, le président de l’association concernée adresse à l’autorité militaire (le plus souvent au délégué militaire départemental) une demande collective de port de l’uniforme.

11.2. Tenues prescrites aux amicalistes en uniforme

Nature de la tenue Composition Amicaliste assistant à une cérémonie Amicaliste récipiendaire lors d’une remise de décorations Amicaliste porte-drapeau
N°1 (sur ordre)
manteau, aucun insigne de décoration,
arme blanche (sabre ou épée), gants
blancs
X

X

(sans arme blanche)

N°2
bleu complet, insignes complets de
décorations, arme blanche (sabre ou
épée), gants blancs

X

(aucun insigne de décoration)

X

(sans arme blanche)

N° 1 bis (sur ordre)
manteau, pas de barrettes de décorations.
Insignes complets de décorations à partir
de commandeur des ordres nationaux,
gants blancs
X
N° 2 bis
bleu complet, barrettes de décorations.
Insignes complets de décorations à partir
du grade de commandeur des ordres
nationaux, gants blancs
X

11.3. Tenue conseillée aux amicalistes en civil

Le port d’un blazer bleu marine sur lequel figure un écusson ou autre insigne distinctif de l’association ou de la Fédération, est conseillé.

Les insignes de décorations, qui se portent sur le revers gauche de la veste sont ceux de format réduit.

11.4. Tenue des porte-drapeaux

La tenue des porte-drapeaux doit être particulièrement soignée et comporter : veste, chemise claire, cravate sombre (bleue ou noire), souliers noirs, coiffure (casquette ou béret basque) et gants blancs.

Lorsque les porte-drapeaux sont officier ou officier marinier, ils revêtent de préférence leur uniforme (voir le sous paragraphe 11.2. Ci-dessous).

Le porte-drapeau porte le baudrier par dessus l’épaule droite, afin, le cas échéant, de ne pas recouvrir ses décorations qu’il arbore sur le côte gauche de la veste (voir photo).

A pied, il tient le drapeau légèrement incliné vers l’avant, le bras droit plié, le coude droit au contact du corps.

En position de repos, le porte-drapeau tient le drapeau vertical, le talon de la hampe posé à terre à la pointe de son pied droit.

Dans tous les cas de figure où le drapeau doit être incliné (sonnerie aux morts, etc.), le porte-drapeau incline le drapeau devant lui, en sortant la hampe du sautoir (baudrier), main droite en avant main gauche en arrière, pour les gauchers l’inverse. En été lors de fortes chaleurs la chemisette épaulettes est autorisée.

Article 10

PRESEANCES

Références Décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 (BOC/PP du 9 octobre 1989 page 4222) relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires.

Arrêté ministériel n° 949 MA/CM du 9 janvier 1959 (BOEM n° 143) fixant les rangs de préséance des hautes autorités relevant du ministère de la Défense.

10.1. Ordre de préséance des autorités civiles et militaires dans les cérémonies publiques

Lorsque des autorités civiles et militaires assistent aux cérémonies publiques, elles y prennent rang dans l’ordre des préséances suivant :

10.1.1 Dans les départements (autres que Paris et DOM-TOM)

  1. Le préfet, représentant de l’Etat dans le département ou la collectivité
  2. Les députés
  3. Les sénateurs
  4. Le président du conseil régional ou, dans les départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, le président de l’assemblée de Corse
  5. Le président du conseil général
  6. Le maire de la commune dans laquelle se déroule la Cérémonie
  7. Les représentants au Parlement européen
  8. Le général commandant la région militaire, le préfet maritime commandant la région maritime, le général commandant la région aérienne, le général commandant la région de gendarmerie, le général commandant la division militaire territoriale
  9. Les dignitaires de la Légion d’honneur, les Compagnons de la Libération et les dignitaires de l’Ordre national du Mérite;
  10. Le président du Comité économique et social de la région ou, dans les départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, le président du conseil économique et social de la région Corse. Dans les départements de Corse du Sud et de Haute-Corse, le président du conseil de la culture de l’éducation et du cadre de vie
  11. Le président de la cour administrative d’appel
  12. Le premier président de la cour d’appel et le procureur général près ladite cour
  13. Le président du tribunal administratif
  14. Le président de la chambre régionale des comptes
  15. Les membres du conseil régional ou, dans les départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, les membres de l’assemblée de Corse
  16. Les membres du conseil général
  17. Les membres du conseil économique et social
  18. Le recteur d’académie chancelier des universités
  19. Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, l’évêque, le président du directoire de l’Eglise de la confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine, le président du synode de l’Eglise Réformée d’Alsace-Lorraine, le grand rabbin, le président du consistoire israélite
  20. Le préfet adjoint pour la sécurité
  21. Le sous-préfet dans son arrondissement, le secrétaire général de la préfecture et, le cas échéant, le secrétaire général pour les affaires régionales et le secrétaire général pour l’administration de la police, le directeur du cabinet du préfet du département
  22. Le président du tribunal de grande instance et le procureur de la République près ledit tribunal
  23. Les officiers généraux exerçant un commandement
  24. Les chefs des services extérieurs des administrations civiles de l’Etat dans la région et dans le département, dans l’ordre de préséance attribué aux départements ministériels dont ils relèvent, l’officier supérieur délégué militaire départemental, l’officier supérieur commandant le groupement départemental de gendarmerie
  25. Les présidents des universités, les directeurs des grandes écoles nationales ayant leur siège dans le département, les directeurs des grands établissements de recherche ayant leur siège dans le département
  26. Le directeur général des services du département
  27. Les conseillers municipaux de la commune dans laquelle se déroule la cérémonie
  28. Le secrétaire général de la commune dans laquelle se déroule la cérémonie
  29. Le président du tribunal de commerce
  30. Le président du conseil des prud’hommes
  31. Le président du tribunal paritaire des baux ruraux
  32. Le président de la chambre régionale de commerce et d’industrie, le président de la chambre régionale d’agriculture, le président de la chambre ou de la conférence régionale des métiers, le président de la chambre départementale d’agriculture le président de la chambre départementale des métiers
  33. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats, les présidents des conseils régionaux et départementaux des ordres professionnels
  34. Le secrétaire de mairie.

10.1.2 A Paris et dans les départements et territoires d’Outre-Mer

L’ordre des préséances à Paris et dans les départements et territoires d’Outre-Mer fait l’objet de listes trop longues pour figurer ici. Les associations concernées pourront consulter, à ce sujet, le secrétariat de la F.A. M.M.A.C.

10.2 Ordre de préséance des autorités militaires entre elles

Dans les réunions officielles ou individuellement, les autorités militaires prennent rang dans l’ordre suivant

10.2.1. Hautes autorités

Groupe A

Le chef d’état-major des armées et le délégué général pour l’armement ont le même rang dans l’ordre de préséance.

Dans les cérémonies militaires, le chef d’état-major des armées prend rang avant le délégué général pour l’armement.

Secrétaire général pour l’administration :

Dans les cérémonies militaires en présence de la troupe, les chefs d’état-major prennent rang avant le secrétaire général pour l’administration.

Chefs d’état-major :

  • de l’armée de terre
  • de la marine
  • de l‘armée de l’air.

Directeur général de la gendarmerie nationale.
Chef du contrôle général des armées.

Inspecteurs généraux :

  • de l’armée de terre
  • de la marine
  • de l‘armée de l’air.

Groupe B

Généraux de division ayant rang et appellation de général d’armée, amiral et général d’armée aérienne, classés par ancienneté de nomination sans distinction d’armée.

Conseiller du gouvernement pour la Défense ayant rang et appellation de général d’armée, amiral et général d’armée aérienne classés par ancienneté de nomination dans le grade.

Groupe C

Major général de l’état-major des armées.

Major général des états-majors :

  • de l’armée de terre
  • de la marine
  • de l‘armée de l’air.

Inspecteur général de la gendarmerie nationale.

Généraux de division ayant rang et appellation de général de corps d’armée, vice-amiral d’escadre et général de corps aérien :

  1. Membres du conseil supérieur de l’armée de terre, de la marine ou de l’armée de l’air, classés par ancienneté de nomination sans distinction d’armée. Conseiller du gouvernement pour la défense classé par ancienneté de nomination dans le grade.
  2. Commandants de région militaire maritime ou aérienne et commandants de commandements opérationnels classés par ordre de nomination sans distinction
  3. Les généraux de division ayant rang et appellation de général de corps d’armée, vice-amiral d’escadre et général de corps aérien, classés par ancienneté de nomination sans distinction d’armée.
    Contrôleurs généraux chefs de groupe de contrôle.
    Contrôleurs généraux des armées en salon extraordinaire.
    Inspecteur général de l’armement.
    Ingénieur général, adjoint au délégué général pour l’armement.
    Major général de la gendarmerie.

Groupe D

Généraux de division, vice-amiraux généraux de division aérienne :

  1. Membres du conseil supérieur de l’armée de terre, de la marine, de l’armée de l’air ou de la gendarmerie, classés par ancienneté de grade sans distinction d’armée.
  2. Commandants de région militaire, maritime, aérienne ou de gendarmerie et commandants de commandement opérationnels, classés par ancienneté de grade sans distinction d’armée.

Directeur de l’administration centrale classé par ordre d’ancienneté dans la fonction.
Inspecteurs de l’armement.
Contrôleurs généraux figurant sur la première moitié de la liste d’ancienneté des contrôleurs généraux.
Généraux de division, vice-amiraux, généraux de division aérienne, officiers généraux de 1ère classe et assimilés, non compris dans les groupes précédents et classés par ancienneté de grade en distinguant :

1. Officiers généraux des armes (1).
2. Officiers généraux des services.

Inspecteur du personnel civil du ministère de la Défense.
Inspecteur de l’action sociale des armées.

Groupe E

Généraux de brigade, commandants de région de gendarmerie.
Contrôleurs généraux figurant sur la deuxième moitié de la liste d’ancienneté des contrôleurs généraux.
Chefs de service de l’administration centrale,
Généraux de brigade, Contre-amiraux, généraux de brigade aérienne, officiers généraux de 2ème classe et assimilés, non compris dans le groupe D et classés par ancienneté de grade en distinguant :

  1. Officiers généraux des armes (1)
  2. Officiers généraux des services.

Contrôleurs des armées.
Directeurs adjoints et sous-directeurs de l’administration centrale.

(1) Ou des corps des officiers de marine ou de l’air. Lire la suite

Article 9

Cérémonials Particuliers

 9.1. Généralités

 Certaines cérémonies, compte tenu de leur spécificité, se déroulent selon un cérémonial particulier. Ce sont les cérémonies annuelles organisées à l’initiative de la Fédération : cérémonie du souvenir au ministère de la Mer, dépôt de gerbes et ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe et cérémonie du souvenir des combats où s’illustrèrent les fusiliers-marins en septembre 1917 à Laffaux (Aisne).

Les deux premières ont en principe lieu un samedi, traditionnellement courant mars, la troisième se déroule le troisième dimanche de septembre.

Une circulaire précisant la date et les modalités de détail de ces cérémonies est adressée, en temps opportun, par la Fédération, à toutes les associations affiliées, soit directement, soit par la voix du Bulletin fédéral.

 9.2. Cérémonie du ministère de la Mer

 Les marins du Commerce et ceux de la Pêche font partie des composantes de la F.A.M.M.A.C. C’est pourquoi la Fédération a tenu à rappeler chaque année, le souvenir de ceux d’entre eux qui ont fait le sacrifice de leur vie au cours notamment des deux conflits mondiaux et de ceux qui sont morts dans l’exercice de leur profession.

 Cette cérémonie se déroule généralement en fin d’après-midi au ministère de la Mer, dans les conditions suivantes :

  •  H – 10’ : rassemblement devant le Ministère de l’écologie et du développement durable (Hôtel de Roquelaure – 246 Bd St Germain – 75007 Paris) des drapeaux et des représentants des associations.
  •  H – 05’ : mise en place des drapeaux des délégations d’associations et des invités dans le hall d’honneur du Ministère. Les drapeaux se disposent de part et d’autre du hall.
  •  H – 00’ : arrivée du ministre délégué chargé de la Mer (ou de son représentant) :
    • Le ministre est accueilli par le président fédéral et par le vice-président fédéral (Marine Marchande),
    •  un officier en uniforme (en principe le secrétaire général commande le -garde-à-vous.
    • le clairon exécute la sonnerie réglementaire.
    • Dépôt de gerbes par le ministre délégué chargé de la mer et du président fédéral.
    • le président fédéral (ou un officier désigné) commande « Aux Morts »,
    • le clairon exécute la sonnerie réglementaire. Les drapeaux s’inclinent. Tous les participants en uniforme saluent pendant la sonnerie « Aux Morts » et pendant la minute de silence qui suit,
    • la fin de la minute de silence est marquée au clairon par la répétition du « dernier appel » tenu au point d’orgue,
    • les autorités rejoignent leur emplacement à l’entrée du hall d’honneur
    • l’officier ayant ordonné le « garde-à-vous » commande « repos »,
    • le ministre ou son représentant, le président et le vice-président de la F.A.M.M.A.C. saluent les porte-drapeaux et les invités
    • après le départ du ministre ou de son représentant l’officier précité commande « la berloque » (sonnerie de clairon),
    • les personnalités de la F.A.M.M.A.C., les invités et les délégations quittent le ministère.

 Nota : Suite à la cérémonie religieuse en la chapelle de l’école militaire, le commandement de la Marine à Paris met un car à la disposition des porte-drapeaux et dans la limite des places disponibles, des autres amicalistes, pour se rendre de l’école militaire au Ministère de l’écologie et du développement durable,  puis à l’Arc de Triomphe où a lieu ensuite une autre cérémonie (voir ci-après). Lire la suite

Article 8

CEREMONIES FUNEBRES

 8.1. Obsèques

 8.1.1. Décès d’un amicaliste ayant droit aux honneurs funèbres militaires (marin en activité de service ancien marin dignitaire de la Légion d’Honneur ou Compagnon de la Libération)

Lorsqu’un marin (Marine Nationale) décède en activité de service, une cérémonie militaire est organisée par l’autorité militaire locale ou régionale pour rendre les honneurs funèbres qui lui est dus, en présence de la famille, des proches, et des membres de son association d’appartenance.

 Le drapeau de l’association et, le cas échéant, des associations voisines participe à la cérémonie.

 Le déroulement de cette cérémonie est le suivant :

  • arrivée des autorités (pas d’honneurs),
  • arrivée du corps,
  • éloge funèbre,
  • éventuellement remise de décoration posthume,
  • sonnerie « Aux Morts » suivie d’une minute de silence
  • condoléances des autorités à la famille du défunt,
  • départ du corps (marche funèbre), départ des autorités.

 Un détachement en armes participe à la cérémonie.

Cette cérémonie militaire peut être immédiatement précédée d’une cérémonie religieuse dont elle doit être distincte, organisée avec un proche de la famille du défunt. La cérémonie religieuse se déroule après l’arrivée des autorités et à l’arrivée du corps les autorités religieuses participent à l’accueil des autorités militaires.

 Le préfet maritime ou le commandant de la Marine peut exceptionnellement autoriser les présidents des associations locales d’anciens marins et marins anciens combattants à représenter la Marine Nationale lors des obsèques de marins morts pour la France ou en service commandé même s’ils n’étaient pas amicalistes (cette mission est toujours bénévole).

 8.1.2 Décès d’un amicaliste ne figurant pas parmi les ayants droit aux honneurs funèbres

(Ancien marin non dignitaire de la Légion d’Honneur ou n’étant pas Compagnon de la Libération, officier général en deuxième section, capitaine de vaisseau en retraite)

Quelle que soit la nature de la cérémonie des obsèques, l’association à laquelle appartenait le défunt doit s’assurer, avant d’y participer ou de faire confectionner une couronne, que la famille ne s’y oppose pas. En effet, conformément au souhait exprimé de son vivant par le défunt, soit à celui de la famille, les obsèques peuvent se dérouler dans la plus stricte intimité familiale. Cette démarche doit également être effectuée lorsqu’il s’agit d’un amicaliste, marin de l’Etat, décédé en service (voir sous paragraphe 8.1.1.).

La participation d’une association aux obsèques de l’un de ses membres peut comporter :

  • la présence du drapeau de l’association et ceux d’autres associations d’anciens marins ou d’anciens combattants,
  • une gerbe de fleurs (ancre de marine ou raquette) avec un ruban au nom de l’association,
  • le concours de porteurs de cercueil et de porteurs de coussins de décorations (les porteurs de cercueil doivent être de taille égale à hauteur d’épaule et comme le ou les porteurs de décorations, dans toute la mesure du possible revêtus de leur uniforme de marin ou celui prescrit éventuellement par l’association pour les cérémonies). Il convient toutefois, dans ce cas, de demander l’accord de la famille et de s’entendre avec l’ordonnateur des pompes funèbres, lesquelles ont souvent le monopole des obsèques. L’autorité maritime locale ou régionale peut, toujours selon la volonté de la famille du défunt, fournir des marins porteurs de cercueil et de coussins de décorations lors des obsèques d’officiers généraux appartenant à la deuxième section voire de capitaine de vaisseau en retraite possédant une grande notoriété.

 8.1.3. Cérémonie religieuse

 Dans le cas où une cérémonie religieuse est célébrée, les amicalistes et porte-drapeaux se conforment aux dispositions de l’article 5 de cette instruction relatif aux cérémonies religieuses.

Si le défunt était officier ou officier marinier, se casquette et le cas échéant son sabre et le coussin portant ses décorations sont posés sur le cercueil recouvert du pavillon national, pendant la durée de l’office. Si le défunt était porte-drapeau officiel ses médailles sont mises sur le coussin et posés aussi sur le cercueil recouvert du pavillon national.

Les porteurs de cercueil peuvent se tenir:

  • soit de part et d’autre du cercueil, formant une haie d’honneur,
  • soit à tout autre emplacement dans le chœur ou à proximité immédiate.

Le(s) porteur(s) de coussins de décorations (peut (vent) se tenir :

  • soit à côté, devant ou derrière le cercueil, il garde dans ce cas le coussin dans les mains,
  • soit à tout autre emplacement dans le chœur ou à proximité immédiate.

La famille et l’ordonnateur des pompes funèbres lorsque la cérémonie en comporte un, doivent être consultés au préalable.

Si le défunt était un marin du commerce ou de la pêche, un insigne distinctif peut être placé sur le cercueil.

L’éloge funèbre, lorsqu’il en est prévu un, est normalement prononcé à l’issue de l’office religieux, hors du lieu de culte. Il peut, toutefois, avec l’autorisation de l’autorité religieuse, être prononcé à l’intérieur de celui-ci.

A la fin de l’office, les porte-drapeaux inclinent leur drapeau deux par deux face au cercueil et sortent les premiers de l’édifice religieux, puis se placent sur le parvis de façon à former une haie, ou une double haie, s’ils sont assez nombreux.

Au passage du cercueil, les porte-drapeaux inclinent leur drapeau les amicalistes en uniforme saluent. (Bien des fois ils inclineront leur drapeau pour une minute de silence derrière le véhicule hayon ouvert avant son départ).

 8.1.4. Cérémonie d’inhumation (ou de crémation)

 Les participants se conforment aux coutumes locales.

Les porte-drapeaux peuvent y participer.

L’éloge funèbre, s’il est prévu, peut avoir lieu au cimetière ou au crématorium.

 8.2. Dispersion des cendres à la mer

 Lorsqu’elle est accordée (par le ministre de la Défense), la dispersion à la mer des cendres d’une personnalité se déroule selon le cérémonial prévu dans le cas du décès à bord d’une personne de même rang.

La présence de la famille à bord n’est pas autorisée.

Pour toute information complémentaire, s’adresser à la F.A.M.M.A.C.

 8.3. Jet de couronne à la mer

 Le jet symbolique d’une couronne à la mer en l’honneur de marins défunts peut s’effectuer à partir d’un bâtiment de la Marine Nationale ou d’un bâtiment ou embarcation civils.

Le cérémonial appliqué à cette occasion dans la Marine Nationale fait l’objet d’un texte particulier.

Lorsque le jet de couronne s’effectue à partir d’un bâtiment civil, le cérémonial qui s’inspire de celui appliqué dans la Marine Nationale, est le suivant :

  • tous les participants se mettent au « garde-à-vous », lorsque la couronne est amenée sur la plage arrière,
  • le commandant du bâtiment ou une personne désignée à cet effet rappelle brièvement l’événement ou les événements qui justifient la cérémonie,
  • si un ministre du culte est présent à bord, il peut à ce moment prononcer quelques mots,
  • la personne désignée à cet effet commande -Aux Morts- si une musique (ou un clairon) est présente, elle exécute la sonnerie réglementaire.
  • les participants masculins, qu’ils soient civils ou militaires se découvrent,
  • une minute de silence est observée,
  • la couronne est jetée à l’eau,
  • la cérémonie ne prend fin que lorsque le bâtiment s’est suffisamment éloigné.

Dans certains cas, selon la coutume locale, le bâtiment à partir duquel la gerbe sera jetée à la mer, s’éloigne à peu de distance du quai sur lequel se tiennent les autorités, la musique et les autres participants.

Cette formule permet à un plus grand nombre de personnes d’assister à la cérémonie. Le cérémonial est le même que celui prévu ci-dessus, mais adapté au site.