La chronique historique « signée Donec » : Un juste parmi les nations

En 1940, le Portugal, pauvre pays jadis glorieux vit sous la férule d’un dictateur catholique : Salazar. Un personnage  cependant en opposition avec les thèses racistes chères à Berlin ou à Vichy.

Le Portugal dispose d’une représentation consulaire à Bordeaux avec Aristides de Souza Mendes. Qui est un aristocrate issu de la petite noblesse et confession catholique et d’opinion
conservatrice et monarchiste. Il fut auparavant en poste dans différents pays, il s’y est distingué par de multiples incidents et indélicatesses financières.

Quand la guerre éclate il est âgé de 55 ans. Père de quatorze enfants, la morale chrétienne lui sert de boussole ce qui ne l’empêche pas de filer le parfait amour avec une maîtresse dont il aura une petite fille en 1940.

On n’imagine pas aujourd’hui, calfeutrés dans notre bien-être bourgeois, ce qu’a pu être la débâcle. La ville de Bordeaux est assaillie par des milliers de réfugiés dont de nombreux juifs pourchassés par les nazis et qui rêvent de partir vers l’Amérique.

Salazar souhaite que son pays reste neutre et contrôle depuis Lisbonne l’obtention du moindre visa qui permettrait aux citoyens de pays sous le joug des Allemands de gagner les Etats-Unis. Pourtant dès la « drôle de guerre » en 1939 De Souza commence à délivrer les fameux visas. Il ne les délivre pas au compte-gouttes, mais à tour de bras. Le consulat devenant la plaque tournante de tous ceux qui veulent embarquer vers  l’Amérique.

Réprimandé par sa hiérarchie il déclare « S’il me faut désobéir je préfère que ce soit à un ordre des hommes qu’à un ordre de Dieu ». Il poursuivra son œuvre jusqu’au 23 juin sous l’œil médusé des fonctionnaires portugais chargés de le rapatrier de force.

Il faut savoir aussi que tout dictateur qu’il soit Salazar a hébergé la société d’aide aux migrants juifs.

De retour à Lisbonne notre consul est traduit devant un conseil de discipline mais Salazar se montre magnanime et bien que réprimandé, il touchera son salaire jusqu’à sa mort en 1954.


Le nombre de personnes sauvées par De Souza Mandes n’est pas très précis mais il est sans doute supérieur à 10 000. En 1966 il sera honoré du titre de « juste parmi les nations ».

Lettre éditoriale des mois d’octobre et novembre 2021

Les mois se suivent avec leurs lots de nouveautés, tel ce nouveau variant Omicron, face à la cinquième vague de la covid-19, après avoir retiré les masques, on les remet et voilà la troisième dose : Que de complications pour nos braves Porte-drapeaux, il faut en avoir du courage pour continuer d’être chaque mois présent aux nombreuses cérémonies patriotiques, l’hiver approche avec le constant virus de la grippe et son convoi d’antigrippaux. Trop de nos camarades et amis nous ont quitté, alors ensemble prenons nos précautions pour profiter encore longtemps de la vie.

Comme à l’accoutumé ayons une pensée pour tous nos soldats en mission dans le monde, pour nos policiers et gendarmes, ceux sauvant des vies : Pompiers, médecins, infirmiers et infirmières, etc. Nous leur devons plus que de la reconnaissance, surtout du respect !

Un peu d’humour :

Le jeudi 07 octobre 2021, notre président accompagné de notre porte-drapeau National Hugues AILLAUD prirent la route à dessein d’effectuer diverses missions, démarches administratives et cérémonies ; Cette épopée passa par Aix en Provence, Nîmes, Montpellier, Issoire, Clermont-Ferrand, Vierzon, La Motte Beuvron, Sully sur Loire avec étape à Saint Benoît sur Loire, le lendemain matin direction Paris en passant par Orléans, Dreux, Evreux, arrêt en la ville des Andelys pour un contact amical en bordure de Seine. Reprenant la route, arrêt en la ville de Sartrouville afin de rencontrer notre mandataire Vice-président, Président par délégation pour Paris et Ile de France, Raymond Rossi Major cadre blanc (er) dit « TINO » et son délégué Porte-drapeau Joli BALZAC. Après une réunion sympathique suivi d’un repas mérité, nos deux voyageurs rejoignirent leurs quartiers en l’hôtel IGESA porte d’Italie à Paris 12e.

Le samedi 09 octobre 2021, après un excellent petit déjeuner, ils utilisèrent le boulevard périphérique pour se rendre en l’Ecole Militaire afin de participer aux Assemblées et Conseils d’Administrations tenus sur deux journées de la Fédération des Associations de Marins Marins Anciens Combattants et de l’Association d’Entraide des Marins Marins Anciens Combattants. Notre président ex Porte-drapeau Fédérale représentait cinq associations de Marins (P.A.C.A) en tant que délégué.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos et les liens en bleu pendant votre lecture.

Ce samedi fut célébré une messe en la chapelle de l’Ecole Militaire, notre Porte-drapeau National portait notre emblème U.N.P.D.F., notre président celui de l’Amicale des Marins de Nice, cette messe fut suivie d’un dépôt de gerbe au Ministère des transports, par l’Amiral Jean Marc SCHINDLER président de la F.A.M.M.A.C. et de l’A.E.A.M.M.A.C., pour terminer l’autocar mis à disposition, déposa les participants sur la place de l’Etoile afin de participer au ravivage de la Flamme. (Le parvis de l’arc de triomphe était en chantier de démontage et de stockage des échafaudages ayant servi à l’emmaillotage de l’Arc de Triomphe, pendant les cérémonies les travaux sont arrêtés et bien souvent les ouvriers participent au ravivage de la Flamme.)

Nous avons remarqué avec intérêt la présence

  • D’une délégation du Porte-Avion Charles DE GAULLE et son Commandant, le Capitaine de Vaisseau Sébastien MARTINOT, venue célébrer les vingt ans de leur parrainage par la ville de Paris.
  • De personnalités civiles et militaires
  • De madame Jeanne d’HAUTESSERRE Maire du 8e arrondissement de Paris et 37 Porte-drapeaux d’Amicales de Marins et de différentes associations Paris Ile de France.
  • D’une équipe très applaudie de sauveteurs avec chiens de la baie de Somme.

Le ravivage de la Flamme fut exécuté par madame Jeanne d’HAUTESSERRE, Le Commandant Sébastien MARTINOT, l’Amiral Jean Marc SCHINDLER soutenu par les hautes personnalités présentes.

Le dimanche 10 Octobre 2021, lors de l’Assemblée Générale, notre président Jean Claude Morel a reçu des mains de l’Amiral Jean Marc SCHINDLER la médaille d’Honneur Vermeil et son diplôme de la F.A.M.M.A.C pour ses trente-six années de Porte-drapeau fédéral et vérificateur aux comptes A.E.A.M.M.A.C. entre autres.

Le 11 octobre 2021, alors que bien des gens dormaient encore, nos deux camarades rejoignirent La ville de Perpignan afin de rencontrer notre mandataire des Pyrénées Orientales, monsieur Jean Pierre BLANC, trésorier de l’Association Européenne des Anciens Combattants Français.

Le 13 octobre 2021, à leur retour au « bercail », nos deux comparses constatèrent que leur périple avait atteint près de 3630 Km.

Le vendredi 15 octobre 2021 nous apprenions le décès du dernier compagnon de la Libération Agé de 101 ans.

Le 10 novembre 2021, à nouveau, notre président Jean Claude MOREL et notre Porte-drapeau National Hugues AILLAUD, reprirent la route pour rejoindre la commune de BIVIERS située non loin de la ville de Grenoble (38 Isère), afin d’assister aux cérémonies du 11 novembre organisées par monsieur le Maire Thierry FEROTIN et les élus du conseil municipal, en la présence des pompiers, des enfants des écoles et leurs enseignants ainsi que de nombreux habitants BIVIEROIS.

Nous remercions la section U.N.C dirigé par son président Pierre CHAUVET d’avoir accepté de nous recevoir afin de déposer une gerbe au monument aux morts et remettre officiellement notre nouveau drapeau U.N.P.D.F. département de l’Isère à notre dévoué représentant Porte-drapeau Rachid SOLTANI, ancien parachutiste.

Un grand merci au père ROYET de la paroisse Biviers Montbonnot d’avoir béni notre drapeau en fin de messe devant les paroissiens.

 Nous avons été honorés de faire la connaissance de la famille du Lieutenant Jean SILVY venue assister à la messe en mémoire de leur grand-père.

Jean SILVY est né le 14 juin 1910 à Grenoble. Après son baccalauréat, il obtient une licence en droit. Appelé sous les drapeaux en avril 1935, il est affecté au 6e Bataillon de chasseurs Alpins (6e BCA) à Grenoble. Il est rapidement nommé caporal, puis sergent en mai 1936 au moment de sa libération. Mobilisé fin août 1939, il est à nouveau affecté au 6e BCA au sein de l’Armée du Sud-est. Le 18 avril 1940, le sergent Silvy embarque à Brest pour la Norvège et prend part aux opérations de Narvik avec le Corps Expéditionnaire du Général Béthouart ; il y reçoit une citation pour avoir fait preuve pendant toute la campagne du « plus grand dévouement » et du « plus grand sang-froid ». Le 14 juin 1940, il est de nouveau à Brest avec le corps expéditionnaire qui embarque à nouveau le 18 juin, cette fois-ci pour l’Angleterre. Parmi les quelques milliers de chasseurs alpins réunis fin juin à Trentham Park, Jean Silvy choisit, avec une cinquantaine d’entre eux, de rester en Angleterre et de poursuivre le combat ; Il signe son engagement dans les Forces Françaises Libres pour la durée de la guerre le 1er juillet 1940. Voir article U.N.C.

Après un déjeuner organisé par l’Union Nationale des Combattants Local, les cérémonies au monument aux morts commencèrent en présence de monsieur le Ministre de la Santé Olivier VERAN.

Cliquer sur l’image ci-dessus pour vous rendre sur le site abcviviers-unc-dauphine.com qui relate la journée de la cérémonie en hommage au lieutenant Jean SILVY

Les commémorations du 11 novembre n’étant pas terminées, notre président accompagné de messieurs les Porte-drapeaux Hugues AILLAUD et Rachid SOLTANI rejoignirent la Place de Verdun de Grenoble afin d’assister à la commémoration de l’Armistice de 1918 par les troupes de la 27e Brigade de l’Infanterie de montagne.

Ce même jour, le 11 Novembre à Sartrouville, 103e anniversaire de l’Armistice.

Prochainement en 2022 :

Notre Assemblée Générale 2022 est en préparation, elle se déroulera au Centre Est de la France en la ville de CONDRIEU (Rhône 69), le samedi 02 avril 2022. Cette journée sera organisée par notre mandataire U.N.P.D.F., Daniel FIAT habitant la ville de Saint Maurice l’Exil (Isère 38), Président de l’Amicale des Anciens Marins Rhône Alpes.

L’accueil des participants se fera à partir de 8 h30, si tout va bien (pas de contrainte COVID) en la salle des fêtes de la ville de CONDRIEU (69 Rhône)), offerte gracieusement par monsieur le maire Philippe MARION que nous remercions chaleureusement.

Nous souhaitons vous retrouver nombreux avec vos drapeaux car nous devrons participer à une importante cérémonie de devoir de mémoire.

Les associations désireuses de participer à cette cérémonie doivent se signaler auprès de notre ami second maitre Daniel FIAT : daniel.fiat@cegetel.net  TEL : 06.58.44.61.71

Notons la présence d’une harmonie, de détachements militaires Marine, Chasseurs Alpins, etc., de personnalités importantes civiles et militaires.

En attendant de vous communiquer le programme de cette journée, voici quelques adresses d’hôtels afin de réserver votre séjour, la région est si belle à visiter et surtout sa gastronomie goûteuse.

Hôtel Le Domaine Des Vignes41 Route Taquière RN 8669420 AmpuisTEL : 04.74.59.21.24
Hôtel Europa31 Route de Valence38150 RoussillonTEL : 04.74.11.10.80
Hôtel Relais 500 de Vienne986 RN7 38121 Chonas-l’AmballanTEL : 04.74.58.81.44
Gîtan RoulotteLa Fougie42520 BesseyTEL : 04.74.87.36.4166 €
Hôtel le Cottage (animaux acceptés)6 Rue de la Barge42410 PélussinTEL : 04.74.87.52.52 80 €
Hôtel Chambres d’Hôtes l’Ecrin de Vert390 Chemin de la Fontaine38370 Saint-Alban du RhôneTEL : 07.49.68.31.2595 €
Hôtel Restaurant le Bellevue1 Quai du Rhône38370 Les Roches-de-CondrieuTEL : 04.74.56.41.42123 €
Hôtel Beau Rivage2 Rue Beau Rivage69420 CondrieuTEL : 04.74.56.82.82
Maison d’Hôtes à Condrieu1 Place du Marché aux Fruits 69420 CondrieuTEL : 06.28.74.07.03110 €
Hôtel le Logis Dauphinois11 Avenue Jean Jaurès38150 RoussillonTEL : 04.74.29.72.20

Voeux et remeciements de notre président :

Mesdames, messieurs les présidents d’associations et Porte-drapeaux de France, chers amis,

En cette fin d’année 2021 je voulais vous dire à quel point je suis heureux de votre dévouement malgré la covid 19 et ses variants, auprès de vos élus lors des cérémonies et manifestatations divers.

Je crois que tous, vous pouvez être fiers de faire perdurer le devoir de mémoire, avec des moments forts de rassemblements festifs.

Je ne suis pas sûr que de nombreuses associations puissent se vanter de cela.

La relève arrive doucement, grâce à vous des jeunes nous rejoignent, elle ne sera hélas, certainement pas là pour de nombreuses associations.

Les mentalités évoluent….certainement pas dans le bon sens !

Je vous le répète, soyez fiers et soyez heureux de ce que vous avez fait et que vous ferez encore, surtout ne vous divisez pas, gardez en tête tous les bons souvenirs, la belle mentalité et le respect que vous avez et qui permet, sinon de déplacer des montagnes, d’organiser de belles rencontres et de belles manifestations patriotiques.

Passez un agréable moment de fêtes avec vos familles et amis et excusez-moi de mon absence on se rencontrera certainement lors de notre Assemblée Générale le 2 avril en la ville de Condrieu (69 Rhône).

Je vous souhaite une bonne année 2022, prenez soins de vous, de vos familles et de vos amis.

Dans l’attente de nous retrouver, les membres du bureau ainsi que nos administrateurs vous souhaitent de garder une parfaite santé en passant les fêtes de fin d’année dans la joie et le bonheur avec vos familles ainsi que vos fidèles amis.

Pour votre information :

Vous pouvez nous aider en faisant un don, en retour nous vous fournirons un certificat de don pour bénéficier d’une réduction fiscale.

Veuillez envoyer votre courrier à notre siège social. Joignez le numéro de votre paiement dans votre correspondance. A la réception de votre paiement, nous vous ferons parvenir votre (ou vos) commande(s). Dans le cas d’un virement bancaire, demandez nous un IBAN.

Nous Recherchons :

Notre trésorier Marc NINO souhaitant laisser sa fonction pour un autre chemin de la vie associative, nous recherchons un trésorier en région Provence Alpes Côte d’Azur, surtout sur Fréjus-Saint Raphaël (VAR 83). Contacter notre siège social au n° de TEL : 06.50.02.35.45

Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Les membres du bureau et du Conseil d’Administration vous adressent leurs fraternelles salutations et vous souhaitent de passer de bonnes fêtes de fin d’année. Nous vous convions à nous suivre à nouveau lors de la prochaine lettre éditoriale, en attendant continuez de prendre soin de vous.

La chronique historique « signée Donec » : La guerre oubliée

Il est des guerres qui arrivent sans crier gare et que l’on oublie : elles n’ont pas de place dans les livres d’histoire.

Le 25 juin 1950 les troupes nord-coréennes sponsorisées par la Chine et l’Empire des Soviets, passent à l’offensive, franchissent le 38ème parallèle et s’abattent sur la Corée du sud particulièrement mal armée. A Paris le journal  l’Humanité titre avec l’humour qui le caractérise. «  Grave provocation à la guerre des fantoches de Washington en Corée. L’armée de la République populaire riposte victorieusement à l’agression des troupes de Corée du Sud ». Cela me fait penser à une célèbre formule du Canard Enchainé  :  « Les manifestants ont attaqué les CRS à coup de ventre dans le pied ».

Nous parlons souvent et les médias ne manquent jamais de colporter les dangers de l’islamisme, certains se sont faits les chantres de cette terreur nouvelle pour leur plus grand profit. Mais en 1950 le communisme était rangé en ordre de bataille aux frontières du monde libre. Avec une indécente mauvaise foi ils énonçaient des contre-vérités où l’agresseur déclarait la guerre pour la Paix du monde. Apparaît alors le spectre de la 3eme guerre mondiale sur fond de soucoupes volantes venues de la planète Mars ou de Moscou, on ne sait pas trop.

En tout cas l’armée sud-coréenne se débande, assez vite harcelée par les troupes du nord largement pourvues en armes lourdes laissées par le grand frère soviétique.
Le président des Etats-Unis,  Harry TRUMAN ne s’en laisse pas compter, ne tergiverse pas. Il nomme à la tête des forces armées réunies sous mandat de l’O.N.U. un dur à cuire : le général Mac Arthur. L’URSS ne s’attendait pas à une telle réaction imaginant qu’un conflit si lointain ne concernerait pas le « monde libre » C’est pourtant ce qui se produisit. Les Américains allaient dépêcher 300 000 hommes en Corée.

L’opinion publique française  soutenaient les Américains à 52% seuls les communistes tout à l’écoute de la parole stalinienne soutenaient le dictateur Kim II Sung.
Comme en ces temps lointains nous étions embourbés en Indochine, nos possibilités d’aide aux américains et à l’ONU seront symboliques.

Un bataillon de volontaires est néanmoins constitué avec à sa tête un chef prestigieux et haut en couleurs, le général MONTCLAR connu pour sa bravoure et ses qualités humaines.

Les volontaires français allaient se distinguer sur les champs de bataille où ils interviennent  par des températures de moins 40 degrés. Leur prise du Piton 931 dit « Crèvecœur » est dantesque. Les pertes sont effrayantes.

La Marine est aussi présente avec l’aviso « La Grandière » qui participe avec 230 autres bâtiments au débarquement d’Inchon où Mac Arthur prend à revers  les troupes communistes.

Cette guerre se terminera le 27 juillet 1953, il y a 70 ans. Aucun cessez le feu n’a été signé et de nombreux incidents émailleront longtemps la zone démilitarisée.

En dépit de plus de trois millions de morts et disparus, des souffrances endurées par la population, la Corée du Sud est désormais un pays qui compte sur la scène économique mondiale.  La Corée du Nord illustre l’éclatante réussite d’un mouroir communiste.

Lettre éditoriale des mois d’août et septembre 2021

Enfin du beau temps, temps des vacances de réflexions et de repos pour beaucoup d’entre nous.

Cela ne nous a pas empêché de participer à certaines manifestations sympathiques dans nos villes et villages ainsi qu’aux cérémonies divers.

Prenons à nouveau le temps d’avoir une pensée pour nos familles, anciens, soldats en missions, gendarmes, policiers, pompiers, médecins et soignants.

Nous remercions chaque visiteur du site, dont ceux hors de métropole s’arrêtant un instant pour nous lire, nous gardons des souvenirs inoubliables de nos séjours chez nos amis des DOM-TOM que nous saluons par ailleurs, nous nous remémorons avec plaisir de leur accueil et leur gentillesse.

DERNIERE MINUTE :

Notre Union Nationale recherche un Trésorier (ère) P.A.C.A. Candidatures à adresser au Siège social.

Un peu d’humour :

Le 11 août comme chaque année notre président était en séjour au village de Lubersac en Corrèze (19) afin de participer à un hommage rendu aux Combattants morts en Indochine.

A l’occasion du 67e anniversaire de la fin de la guerre en Indochine (le 11 août 1954) un dépôt de gerbe a eu lieu au monument aux morts afin de rendre hommage à tous les combattants décédés lors de ce conflit.

La cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Philippe GONZALES, Maire de la commune, de ses conseillers, du colonel DOUSSEAUD de la Dordogne et ses drapeaux, du président national de l’U.N.P.D.F., de son clairon le Major Jean Pierre BOBLET et son porte-drapeau de Brive, des présidents de la F.N.A.C.A. de Beyssac et Lubersac, du président des prisonniers C.A.T.M. et de tous les Porte-drapeaux locaux (Seul trois de ces anciens demeurent à Lubersac).

Comme précisé sur notre éditorial des mois de juin et juillet, le 24 août notre président, accompagné de notre Porte-drapeau national Hugues AILLAUD., étaient à Bruxelles en Belgique.

A 15 h Il fut procédé à deux dépôts de gerbes au monument au mort du Soldat Inconnu belge par monsieur le président Guy VERDOODT assisté de madame Nadine CLARISSE et par notre président,

suivi d’un recueillement au monument du Soldat Inconnu français.

Nous tenons à remercier nos porte-drapeaux respectifs pour leur tenues exemplaires pendant cette journée.

Nous remercions également chaleureusement nos amis belges pour leur accueil, ils nous ont fait découvrir une partie de Bruxelles et nous ont invités en soirée à diner au restaurant de l’Atonium duquel nous avons pu nous émerveiller d’une vue imprenable sur la ville à 360°

Cliquer sur l’image pour visiter le site visit.brussels

Le 25 septembre dans nos communes se déroulaient les cérémonies en mémoire des Harkis, nous avons pu constater qu’à cette occasion un nombre important de Porte-drapeaux se sont rendus disponibles, c’est avec gratitude que nous leurs adressons nos félicitations ainsi que notre reconnaissance, rien n’est plus encourageant, merci à tous, merci pour nos Harkis.

Cliquer sur l’image pour retrouver un article paru sur France Bleu à ce sujet

Le 22 septembre 2021, notre association prend en compte respectueusement le message ci-dessous concernant l’empaquetage de l’Arc de Triomphe.

« Chers camarades,

Plusieurs se sont interrogés sur l’opportunité de l’empaquetage de l’Arc de Triomphe par Christo. Etant également « Président du
Comité de La Flamme sous l’Arc de Triomphe – Flamme de la Nation », je me permets de vous faire parvenir les éléments de langage que
j’ai diffusés auprès des Commissaires à La Flamme, qui, chaque soir, assurent bénévolement la cérémonie du Ravivage de La Flamme.
Et je les ai complétés par un commentaire plus personnel.

Eléments de langage pour les Commissaires à La Flamme.

  1. Tout d’abord, il faut savoir, que si nous sommes les gardiens de la « Tombe », l’Arc de Triomphe ne nous appartient pas et a été bâti bien avant l’inhumation du Soldat Inconnu ;
  2. Pour m’être entretenu, voici un peu plus de 2 ans avec Christo lui-même, il avait parfaitement intégré la dimension sacrée de la Tombe, en souvenir de tous ceux qui se sont battus et qui sont morts pour la France, afin que nous vivions toujours en liberté et en paix, d’autant plus que lui-même, venant de Bulgarie, était bien
    conscient du prix de la Liberté…
  3. Ce grand respect qu’il avait pour La Flamme, il a su le transmettre, avant sa mort en mai 2020, à toutes ses équipes, ce qui fait que durant toute la durée des travaux, les deux « lignes rouges » que j’avais fixées, à savoir, le respect de la Tombe et l’arrêt des travaux durant le Ravivage quotidien de La Flamme, ont
    été strictement respectés, et même plus que cela, puisque les équipes chargées de l’installation ont participé à plusieurs reprises à des cérémonies ;
  4. Le 16 septembre, lors de la présentation du projet à la presse, je me suis fait l’interprète de certains d’entre vous, en disant clairement que, d’une manière générale, le monde combattant n’était pas particulièrement féru d’art contemporain, mais qu’il fallait savoir composer et partager, d’autant que l’empaquetage représente en lui-même une belle performance et qu’il ne durera que 16 jours.

Je me permets d’y apporter les commentaires suivants :

  • comme son nom l’indique, nous veillons sur « La Flamme de la Nation », mais nous n’en sommes pas propriétaires ; je peux même ajouter que depuis quelques années, le nombre d’enfants, collégiens et lycéens réunis, dépasse nettement celui des anciens combattants ;
  • avant de juger et de critiquer, j’invite ceux qui le peuvent à venir voir de près : d’abord, il n’y a jamais eu autant de monde aux cérémonies du ravivage de 18h30… Peut-on parler d’une redécouverte ? Nous verrons plus tard ! Ensuite, comme plusieurs me l’ont fait remarquer, et qui comme moi, ne sont pas particulièrement férus d’art contemporains, ils sont devenus moins critiques à la vue de l’ampleur et de la qualité de la réalisation ;
  • enfin, devant le nombre de camarades qui nous ont fait part de leur « surprise », voire plus, devant l’empaquetage, je pense que nous allons avoir un afflux de volontaires pour devenir « Commissaires à La Flamme » et j’ose espérer que je vais pouvoir trouver un remplaçant….

Toujours fidèlement. »

GAR (2s) Bruno, DARY
Président de La Flamme

Appel du Président de l’U.N.P.D.F. :

J’invite tous les présidents d’associations d’anciens combattants, anciens militaires, quels qu’ils soient, tous les porte-drapeaux qui servent dignement la France, ceux qui ont servi la France, ceux des Ambassades, des Consulats, tous ceux et celles qui aiment et qui respectent notre Pays, tous ceux qui dans leur cœur sont patriotiques sans faire de religion ni de politique à nous rejoindre pour faire respecter l’honneur, les valeurs, la discipline de notre Patrie. Soyez fier et gardez tête haute car vous êtes l’esprit de notre Nation, de votre Nation. Respects, respects à tous.

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La chronique historique « signée Donec » : Tarente 1940 les rosbeefs s’en donnent à coeur joie

L’Angleterre est un étrange pays où ont été conçues les machines volantes les plus laides qu’il soit. Tout le monde se souvient du Fairey « Gannet », de L’incroyable Avro « Shackelton » et de leurs hélices contrarotatives. Je ne vous parle pas du « Swordfish » sorte de tortue volante, monture de demi-dieux qui allèrent en 1940 chatouiller les moustaches teutonnes mais pas que.
Le 11 novembre 1940 à partir du porte-avions «  Illoustrious » les Britanniques allaient imposer leurs vues aux Italiens dans le contrôle de la suprématie en Méditerranée.

La base de Tarente, située sous le pied de la botte italienne était particulièrement bien équipée pour la construction et l’entretien des bâtiments de guerre. Malheureusement la protection anti-aérienne ou anti-torpilles était particulièrement négligée pour des raisons essentiellement budgétaires. Nous noterons également l’absence de radar et de projecteurs à faible portée.
En août 1940 de nouvelles unités étaient venues se joindre à la flotte, les cuirassés « Vittorio Veneto » et « Littorio », magnifiques bâtiments de 41 000 tonnes qui filaient 30 nœuds. Ils étaient équipés de 9 canons de 381 mm et de 12 canons de 152 mm sans parler des pièces de défense aérienne nombreuse et bien servie. On trouverait là à qui parler.

En octobre 1940 les Italiens envahissent l’Epire et semblent vouloir contrôler la mer Egée où transitent de nombreux convois anglais. La Grande-Bretagne allait donc montrer de quel bois elle se chauffait. Le commandant en chef de la « Mediterranean Fleet » l’amiral CUNNINGHAM décide d’un raid surprise vers le port de Tarente ce sera l’opération « Judgement ». Son armada appareille d’Alexandrie le 6 novembre composée de cuirassés, de croiseurs, de quinze destroyers mais surtout d’un porte -avions équipé de ses célèbres « Swordfish ».

De leur coté les Italiens inquiets du remue-ménage causé par la flotte anglaise qu’ils surveillaient du coin de l’œil avait fait rentrer tous les bâtiments en rade de Tarente. Comme a dit l’amiral Cunningham : « Tous les oiseaux étaient dans le nid ».

Le 11 novembre, à 20:30 les avions décollent de « l’Illustrious » et sont sur zone à 23:20. Ils ouvrent le bal.

« Evoluant tranquillement à 5 000 pieds dans le grondement des canons des six cuirassés, des bordées des croiseurs et destroyers qui avaient relégué au second plan les défenses du port qui n’étaient plus que la frange extérieure d’un déluge de feu projeté au-dessus des flots par un peuple de défenseurs furieux et enragés contre des cibles qu’ils n’apercevaient que pendant quelques secondes. Dans cet enfer cinq, puis six « Swordfish » ont exécuté leur danse de mort et de destruction avec leur torpilles, entrant dans le port à quelques pieds au- dessus de l’eau ; Si bas que l’un d’eux a même touché l’eau de ses roues. Neuf autres biplans ont plongé et largué 48 bombes de 250 livres (113.4 kg) obligeant les servants de la DCA à disperser leurs tir sous des angles différents […] il semble incroyable que seul deux des lents biplans aient été abattu. En fait les pilotes volaient si bas que les Italiens ne pouvaient pas tirer sur eux sans risquer de toucher leurs propres navires ou la ville proche du port. Les avions volants plus haut ne risquaient pas grand-chose non plus car les fusées éclairant sous leur parachutes éblouissaient les tireurs tout en attirant leur visée derrière les avions largueurs»

Bref cette attaque fit cinquante neuf victimes mais paralysa la « Régia Marina » pour le reste de la guerre. Elle était désormais incapable d’escorter les convois vers la Libye. La moitié de leur force navale italienne était hors service.

Désormais la preuve était faite de l’efficacité des porte-avions et cette leçon ne sera pas oubliée par les Japonais à Pearl Harbour.