Lettre éditoriale du mois de septembre

Ces mois de juillet et août nous étions en relâche pour profiter comme la plupart d’entre vous de nos enfants, petit enfants et des joies de la nature, c’est avec un grand plaisir que nous reprenons notre éditorial mensuel.

Pour vous faire sourire en Juillet (juillet dis que je l’aime), en août (août toi de la que je mis mette), en septembre (septembre comme la peau de lapin). *A vous de deviner octobre !

Comme de coutume pensons toujours à tous ceux qui nous sont chers, ceux qui nous ont quittés parents, enfants, amis. Nos soldats, gendarmes, policiers, pompiers qui assurent notre sécurité. Surtout prenez le temps de rendre visite à nos blessés ou malades, ils vous en seront reconnaissant.

Ayons aussi une grande sympathie pour tous nos médecins, infirmiers (ères), ambulanciers qui se dévouent tant et plus, ainsi que les membres de la Croix Rouge Française, nos humanitaires, nos journalistes et bien d’autres encore.

Notre Président National souhaite rendre particulièrement hommage à nos amis Canadiens,  Américains, sans oublier tous les Peuples des autres Pays pour leurs dévouements et leurs attachements aux valeurs de leurs démocraties, de notre démocratie, de notre amitié sincère, et vous assure de notre reconnaissance à vous tous Porte-drapeaux, soyez fier de porter avec honneur votre emblème National.

Nos pensées vont aussi vers tous nos amis lecteurs et adhérents, ce mois-ci l’Australie a rejoint nos visiteurs de 77 Nations, nous les remercions et les saluons chaleureusement.

Dernière minute, nous recherchons activement notre compatriote Porte-drapeau qui s’est courageusement interposée lors de l’attentat du premier octobre à Marseille (prévenir ou informer notre siège social).

En juillet le 14 nous avons participé aux fêtes de la libération dans nos villages.

En août nous étions pour beaucoup d’entre nous en cérémonie sur les sites de débarquements du Var et d’autres départements.

Le 11 août nous participions à une cérémonie commémorent le soixante-troisième anniversaire de la fin de la guerre en Indochine (1954-2017), conflit qui a duré neuf ans (1945-1954). En mémoire des Anciens Combattants d’Indochine au monument aux morts de Lubersac en Corrèze (19) aux côtés des élus, du Colonel Marc Dousseau, de 17 Porte-drapeaux de différents villages (dont huit de la Dordogne tout proche), des citoyens de la commune, de monsieur Boisdevézy Vice-Président National Adjoint de notre Union Nationale, Président des Anciens Combattant d’Indochine (19). Trois gerbes y ont été déposées celle de la Mairie, celle des Anciens d’Indochine puis celle de notre association Nationale par notre Président Jean Claude Morel, il était accompagné de Madame Dany Foliot Présidente Nationale Adjointe-secrétaire Porte-drapeau et de monsieur Hugues Aillaud adhérent et porte-drapeaux de notre association.

Notre journée « Grillades » du 9 septembre sur le terrain de notre président fût une réussite malgré une pluie battante à partir de 14 heures, l’ambiance étant parfaite tous les participants étant sous barnums restèrent jusqu’au soir, ce jour-là, rien ne découragea nos anciens Combattants, porte-drapeaux et familles qui promirent de revenir en 2018. A nouveau nous remercions nos amis Parachutistes pour leur participation et la mise en place du matériel.

Nous vous informons que notre Vice-président National Patrick Ladonski Délégué du département (16 Charente) a été promu au grade de Commandant, nous lui adressons toutes nos félicitations.

Ont été cooptés le 30/08/2017 monsieur Christian Durieu Vice-président National délégué des départements du Finistère (29) du Morbihan (56) des Côtes d’Armor (22) et de l’Isle et Vilaine (35). Capitaine de réserve. Commandant de Compagnie Infanterie. (Porte-drapeau).

Ainsi  que monsieur Jean Pierre Blanc Vice-président National délégué des Pyrénées Orientales (66). Adjudant aviation légère armée de l’air, de terre / Eurocoptère (Lalate). (Porte-drapeau).

Une nouvelle rubrique sur notre site est parue ce mois-ci il s’agit de nos statuts mis à jour déclarés récemment en Sous-Préfecture de Draguignan (83), il nous a semblé nécessaire de vous en informer. Nous ne pouvons publier notre règlement intérieur, celui-ci étant réservé aux Membres du bureau, du Conseil d’Administration et lors des Assemblées Générales aux adhérents à jour de leurs cotisations.

N’oubliez pas de parcourir toutes les rubriques de notre site, renseignements divers etc. Cela vous permet d’avoir toutes informations et ensuite de nous contacter soit par courriels, courriers ou téléphone.

Notre prochaine Assemblée Générale aura lieu le samedi 07 avril 2018 au domaine du Colombier 1052 Rue Combattants en Afrique du Nord à Fréjus (France) route de Bagnols en Forêt (83), téléphone pour réservations de chambres : (+33) 04.94.51.56.01. Dès le mois de janvier nous publierons le programme.

*Alors avez-vous trouvé mois d’octobre ? Réponse : Octobrioche est bonne !

Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Pensez à régler votre cotisation 2017 (pour les retardataires celle de 2016), elle est toujours au prix annuel de 20 €, soyez chic !

L’ensemble des membres du bureau et du Conseil d’Administration vous souhaite une bonne saison automnale et vous convient à les suivre à nouveau lors de la prochaine parution de la lettre éditoriale en novembre.

Les Chroniques de Donnec : L’école de Maistrance + Un Destin

Il y a juste 50 ans par un temps pauvrement ensoleillé que nous affectionnons tous, l’express de Paris me laissait sur le quai de la gare de Brest ma valise à la main.

Les trains ouvriers déversaient une population assez curieuse, bigarrée et rubiconde. Je suis tout de suite abordé par un matelot dégingandé et souriant dans un uniforme impeccable. Il avait découvert, sans doute à ma mine hébétée un candidat à la grande aventure marine. Ce garçon devait par la suite poursuivre une brillante carrière qu’il commença chez les fusiliers marins pour finir au capitanat de vaisseau, faisant montre en toutes circonstances d’un humour « pince sans rire » décoiffant.

Je lui ai un jour rappelé sa mission d’accueil en gare de Brest mais il n’en avait plus souvenir.

Puis c’est la ballade en bus bleu brinquebalant vers le Centre d’Instruction Naval. Cet ensemble de bâtiments avait grande allure. A ses pieds, dans le port, le cuirassé Richelieu, la base sous marine et un ponton qui s’appela au temps de sa splendeur Grossherzogin Elisabeth. Suivant une solide tradition française j’imaginais que ce trois mats carré avait terminé sa carrière métamorphosé en ailes et capots de Renault. Pas du tout il est visible sur le port de Dunkerque.

Nous sommes reçu au CIN par une brochette d’officiers mariniers galonnés d’or jusqu’aux épaules qui trient et auscultent notre bagage, très à cheval sur les lectures. Les Bronnec, Abiven, Furic, « Calagan » et d’autres appartenant aux multiples spécialités nous accompagneront l’année durant pour nous initier à l’univers fascinant de « l’homme libre ».*

Nous passons ensuite entre les mains du premier maitre « Capoul ». Ce personnage, natif des îles, haut en couleur, exerçait les doubles fonctions de coiffeur et de chef de la musique. Il exerçait ces sacerdoces avec un talent consommé. Le crâne enfin rasé, Il ne manquait que l’uniforme, c’est bientôt fait. Nous voilà installé dans notre poste, comiques dans nos treillis neufs, éberlués de cette métamorphose.

Je réalise alors que l’autobus brinquebalant « nous avait conduit dans une époque nouvelle où bien qu’étant encore adolescents nous venions cependant de naitre »

Nous faisions nos premier pas à l’école de Maistrance Pont.

Au XVIIIème siècle Louis Sébastien Mercier, ce piéton de Paris nous à livré un tableau saisissant qui ne s’arrête pas aux images mais y ajoute les bruits et les odeurs.

Tout cela dans un style inimitable. Aujourd’hui il parle latrines.

« Elles manquent à la ville. On est fort embarrassé dans ces rues populeuses, quand le besoin vous presse ; il faut aller chercher un privé au hasard d’une maison inconnue. Vous tâtez aux portes et avez  l’air d’un filou, quoique vous ne cherchiez point à prendre.

Autrefois le jardin des tuileries, le palais de nos rois, était un rendez vous général ; Tous les chieurs se rangeaient sous une haie d’ifs, et là soulageaient leurs besoins.  Ils y a des gens qui mettent de la volupté à faire cette sécrétion en plein air : les terrasses des tuileries étaient inabordables par l’infection qui s’en exhalait. Monsieur le comte d’Angiviller, en faisant arracher ces ifs, a dépaysé les chieurs qui venaient de loin tout exprès. On a établi des latrines publiques, où chaque particulier satisfaisait son besoin pour la pièce de deux sols ; mais si vous vous trouver au faubourg Saint Germain et que vos viscères soient relâchées, aurez vous le temps d’aller trouver l’entrepreneur ? L’un se précipite dans une allée sombre et se sauve ensuite, l’autre est obligé au coin d’une borne d’offenser la pudeur publique ou de se servir d’un fiacre ou d’une vinaigrette. Il transforme le siège de la voiture en siège d’aisance. Ceux qui se sentent encore des jambes courent à demi courbés au bord de la rivière.

Information

Anciens Combattants titulaires de la carte du Combattant ou titulaires du titre de reconnaissance de la Nation.

Notre président U.N.P.D.F. Secrétaire – Trésorier Général et Porte-drapeau National de la Confédération Européenne des Anciens Combattants et Militaires (C.E.A.C.M.), vous informe que sous condition d’adhésion à la C.E.A.C.M., vous pouvez sur demande obtenir la médaille « Croix du Combattant de l’Europe » et son diplôme, en vous adressant directement à :

Monsieur Georges CABERO
Président de la C.E.A.C.M.
Résidence le Montserrat D45
5 avenue Chefdebien
66000 PERPIGNAN

Lettre éditoriale du mois de Juin

Mois de juin, joint l’utile à l’agréable! Début des vacances pour certains, beaucoup d’entre vous vont se retrouver en famille avec enfants et petits-enfants, nous vous souhaitons d’en profiter pleinement.

Avant tout, l’ensemble des membres du bureau et du conseil d’administration salue chaleureusement tous ses adhérents ainsi que tous les sympathisants de chaque pays et leur souhaite de garder une bonne santé.

Prenons le temps comme chaque mois d’avoir ensemble cette fraternelle pensée pour nos disparus, réservons toujours un moment pour rendre visite à nos camarades et amis malades, hospitalisés ou bloqués chez eux.

Emmanuel de ROCHESSON

Profitant d’une journée splendide sur le terrain de notre président, notre Paëlla du 3 juin fut une réussite, les talents de notre chef cuisinier de l’Amicale des Marins, Marins Anciens Combattants de Nice (06), (la cuisine du Capitaine) Emmanuel de ROCHESSON ont excité nos papilles ainsi que le bon vin de Provence (bu avec modération). Nous remercions particulièrement les volontaires Parachutistes Var EST et Porte-drapeaux pour leur aide précieuse à l’installation et au rangement du matériel.

Comme de coutume les cérémonies du 8 juin et du 18 juin se sont parfaitement déroulées malgré les fortes chaleurs, bravo à tous !

Suite à de nombreuses demandes, voici le rappel des préséances lors des cérémonies :

  • Lorsque le Porte-drapeau National, Confédéral ou fédéral est présent, il a préséance.
  • La préséance s’applique uniquement si l’association organisatrice de la cérémonie est par exemple : F.N.A.M – C.E.A.C.M – F.A.M.M.A.C – U.N.C – U.N.P – F.N.A.C.A – F.N.C.V, etc.
  • Le Porte-drapeau a préséance sur tout autre Porte-drapeau d’Association d’Anciens Combattants de villes, de villages, départementaux.
  • Le Porte-drapeau ou le chef de protocole désigné, doit :
    • Mettre en place les Porte-drapeaux par ordre de la valeur de chaque drapeau et non pas par la valeur de tout à chacun : C’est le drapeau qui prime.
    • Mettre en tête, avec les ordres nationaux, le Porte-drapeau de la ville recevant.
  • Suivant l’importance de la cérémonie, s’ils sont présents, les Porte-drapeaux internationaux (voir Ambassades et Consulats, respect du protocole International) défilent en tête avec le drapeau Français (Légion d’Honneur si présent, ou bien médaillés militaires, etc.) et bien sur celui de la ville recevant.
  • S’il n’y a pas de Porte-drapeau national ce sera en premier celui départemental ou de la ville ou bien du village suivi des Porte-drapeaux des ordres nationaux, etc.
  • Si une garde avec Porte-étendard est présente avec son détachement militaire en arme ceux-ci défilent en tête.
  • Dans les rangs, bien des fois, les derniers sont mieux placés que les premiers, évitez de vous chamailler!
  • Soyez toujours respectueux envers nos amis Porte-drapeaux handicapés, certains sont en fauteuils roulant d’autres ont des prothèses, nous nous devons de les aider.

Vos médailles sont reconnues, elles représentent la valeur de chacun d’entre vous, votre mentalité, votre respect, votre amabilité, ainsi que votre dignité.

Il est inconvenant de prétendre qu’en tant qu’ancien combattant vous avez priorité pour être placé devant et commander les camarades. Seule la valeur représentative de votre drapeau désigne votre emplacement.

Nous ne sommes plus au service militaire, nous sommes civils.

Pensez à ceux qui comme vous sont bénévoles, ils ont effectué leur service militaire, voire civique ou peut-être pas, néanmoins vous appartenez tous à une association à but non lucratif régie sous la loi de 1901, déclarée en Préfecture ou en Sous-Préfecture ainsi qu’au journal officiel, certaines sont même reconnues d’utilité publique.

Si vous souhaitez que des jeunes nous rejoignent et qu’ils obtiennent leur insigne et diplôme de Porte-drapeau au bout de trois (3) années de fonction, qu’ils remplacent nos anciens, ne les découragez pas, soutenez les, soyez et restez toujours digne et respectueux de votre engagement dans l’honneur de la Patrie.

Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Pensez à régler votre cotisation 2017 (pour les retardataires celle de 2016), elle est toujours au prix annuel de 20 €, soyez sympa !

L’ensemble des membres du bureau et du Conseil d’Administration vous souhaite un bon été et vous convient à les suivre à nouveau lors de la prochaine parution de la lettre éditoriale en octobre.

La chronique historique « signée Donec » : L’histoire est injuste

Certains personnages de l’histoire bénéficient d’un traitement de faveur, d’autres au contraire sont victimes d’une injustice qui se perpétue d’année en année.
Tel est le colonel de la Roques, archétype du « fasciste Français », vilipendé, maudit et mis à l’écart.
Le méritait t’il ?
De laroque est issu d’une famille réactionnaire catholique de droite. Ces convictions là dicteront ses choix.
A 20 ans il s’engage et sa conduite pendant la guerre de 14 est admirable. En 1928 il quitte l’armée, s’inscrit à l’association des Croix-de-Feu qui fédère 3 000 soldats de 1ère ligne décorés de la Croix de Guerre.
Mais le Colonel, pourtant attaché à la République, veut muscler  les institutions en les dotant d’un exécutif fort et en réduisant les pouvoirs du Parlement.
Le mouvement possédant un service d’ordre et une chaine de commandement, le succès est au rendez vous. En 1935 ils sont 35 000 adhérents.
Le 6 février 1934 une manifestation monstre perturbe le vote de confiance à Edouard Daladier nouveau président du conseil. Mais de laroque ne se mêle pas aux autres cortèges revendicatifs musclés. Lorsque les échauffourées commencent, il disperse ses troupes. Les plus extrémistes de son mouvement vont alors  rejoindre des partis ouvertement fascisants et antisémites. De son coté le colonel  crée le Parti Social Français destiné à faire entendre sa voix et ses valeurs au parlement. En 1939 il va compter jusqu’à 1.2 million d’adhérents de toutes classes sociales. Il rejette aussi bien le capitalisme sauvage que le Front Populaire.
Le 10 juillet 1940, après la défaite, les pleins pouvoir sont votés au Maréchal Pétain.
Si « l’Etat Français » a adopté la devise du PSF « Travail, Famille, Patrie » le torchon ne tarde pas à brûler avec le nouveau régime. Les désaccords s’accumulent avec le Maréchal. En effet ni la politique raciale, ni la collaboration avec l’Allemagne ne sont acceptables pour François de Laroque et ne parlons pas de la Milice à laquelle ses membres ont interdiction d’adhérer. Il a mis par ailleurs en place un réseau de résistance.
Les occupants mettent alors le colonel hors la loi et l’internent en Allemagne.
A son retour en France,  il est immédiatement incarcéré mais libéré faute de preuves.  Très éprouvé par ses multiples détentions il s’éteint le 28 avril 1946.
Ce n’est que 15 ans après sa mort, en 1961 que de Gaulle reconnaitra ses mérites.
Aujourd’hui pourtant il sent toujours le souffre, honni par la droite dure et rejeté vers le fascisme milicien par les beaux esprits.
Pierre André Tagueiff concluera : « Tendance politique dure mais concept mou ».