Le Comité de la Flamme

Le comité de la Flamme sous L’ARC DE TRIOMPHE a été créé en 1923 par ses premiers secrétaires :

  • Jacques PERICARD, celui qui prononça le fameux « Debout les Morts ! »
  • Commandant Maurice BRUNET

Les fondateurs ont demandé au Général d’Armée GOURAUD d’en assurer la présidence en 1927, il en fut le premier Président.

Le comité de « LA FLAMME SOUS L’ARC DE TRIOMPHE » est une Association de caractère privé et reconnue d’utilité publique.

Il a pour but d’assurer quotidiennement, à 18h30, le ravivage de la FLAMME qui brûle à la tête de la Tombe du Soldat Inconnu, à la mémoire des combattants tombés au Champ d’Honneur.

Chaque jour, un des 41 membres du Comité dirige la cérémonie.

Tout au long de l’année :

Chaque Association d’Anciens combattants peut à tout moment demander à raviver la Flamme, il faut en faire la demande au Comité de la Flamme, à l’adresse suivante :

Monsieur le Président,
Comité de la Flamme – BAL n°9
Hôtel National des Invalides
129, rue de Grenelle
75007 Paris       
Courriel : secretariat@laflammesouslarcdetriomphe.org
Téléphone : 01 40 55 93 78 
Fax : 01 40 55 02 05

Au Cimetière

Si, il y a un cortège pour se rendre au cimetière, les porte-drapeaux se placent devant le cortège, en tête drapeau au sautoir, suivis par les délégations et le porte coussin qui comprend les décorations du défunt.

A l’entrée du cimetière, les porte-drapeaux se placent devant le corbillard en cortège sur deux ou trois rangs, drapeau au sautoir.

Arrivé devant le caveau ou la tombe, les porte-drapeaux se placent de part et d’autre, drapeau au sautoir.

Le maître de cérémonie peut annoncer : A la mémoire de Monsieur…, Médaillé militaire, chevalier de l’ordre du mérite, ancien combattant…, je vous demande un instant de recueillement, (environ 20 secondes).

Les porte-drapeaux saluent, inclinent leur drapeau pendant la mise en terre.

Le maître de cérémonie ordonne la dislocation des porte-drapeaux afin de laisser la famille dans l’intimité.

Dans un Edifice Religieux

Les porte-drapeaux prennent place (sans oublier de sortir la hampe du sautoir et d’incliner leur drapeau devant l’autel) à l’endroit qu’il leur a été indiqué par l’officiant ou le maître de cérémonie.

Ils seront suivit des délégations, du cercueil et de la famille.

Les drapeaux sont maintenus au sautoir ce n’est que lorsque l’officiant invite à s’assoir que les porte-drapeaux mettent les drapeaux au pied et s’assoient à leur tour.

Avant le moment de l’élévation les porte-drapeaux se lèvent et inclinent leurs drapeaux pendant que l’officiant élève le pain et le vin. (Attendre que le prêtre ce relève pour remonter les drapeaux)

La cérémonie terminée, les porte-drapeaux (sans oublier de sortir la hampe du sautoir et d’incliner leur drapeau devant le cercueil) sortent pour former une haie d’honneur devant la porte de l’édifice religieux les drapeaux au sautoir.

Ils saluent en inclinant le drapeau au passage du cercueil jusqu’à sa mise en place dans le corbillard, ou bien attendre que le cercueil soit déposé non rentré et faite la minute de silence, Aux Morts !

Avant de refermer le corbillard s’il y a un clairon il joue (aux morts) les drapeaux sortis du sautoir, s’inclinent pendant le temps de la musique + 20 Secondes et non pas 60 secondes après la musique.

 La cérémonie à l’office religieux prend fin, le maître de cérémonie remercie les porte-drapeaux.

Droits au Drapeau Tricolore Lors Des Obsèques

Par les circulaires n° 338 du 17 septembre 1965, n° 423 du 10 octobre 1957, et n° 77530 du 03 août 1977 du ministre de l’intérieur, le privilège de recouvrir un cercueil d’un drap tricolore a été accordé et réservé aux militaires détenteurs de la carte du combattant ou de la carte du combattant volontaire de la résistance.

Un accord a été donné par le ministre de l’intérieur pour l’extension de ce privilège aux titulaires du titre de la reconnaissance de la nation par circulaire n° 92-00095C du 25 mars 1992, adressée aux préfets.

Par ailleurs, il a été décidé de conférer le même honneur aux anciens réfractaires du service obligatoire (STO).

Nous vous rappelons que lors des obsèques d’un ancien combattant et si la famille en exprime le désir, un drap tricolore sera placé sur le cercueil sans aucun frais supplémentaire en lieu et place du drap noir.

Dans le cas ou une association d’anciens combattants interviendrait pour l’organisation des obsèques, elle devra se mettre en rapport avec les proches du défunt pour les informer de la possibilité de cette fourniture, laquelle ne peut être effectuée qu’avec leur assentiment.

Ce drap est fourni par des associations, la mairie ou les pompes funèbres.

Une garde d’honneur, de deux ou quatre porte-drapeaux, peut être placée de part et d’autre du cercueil, celle-ci reste au garde à vous la hampe du drapeau au pied pendant l’office, sauf lors des élévations.

Ne pas oublier d’incliner son drapeau devant le cercueil avant de se mettre en place et de même avant de sortir.

Ne pas omettre: la cravate noir avec la cravate bleu, blanc, rouge, sur le haut de la hampe du drapeau.

Cérémonie aux Invalides

En attente dans la cour et devant les grandes portes de l’église Saint Louis des Invalides, les porte-drapeaux présents sont invités à entrer les premiers par les responsables de la Flamme de l’Arc de Triomphe, ils sont ensuite placés aux premiers sièges (des bancs) au bord de l’allée centrale sur un ou deux voire trois rangs.

Les personnalités ont des places réservées dans les premiers rangs devant l’autel, les participants remplissent toutes les autres places.

Un porte-drapeau National (ou deux) choisi, par les responsables, entre en dernier suivi du clergé, il incline son drapeau devant l’autel et se place sur son côté gauche face à tous (donc à droite), il reste au garde à vous pendant tout l’office, les porte-drapeaux à son passage et celui du clergé sont tournés vers le centre de l’allée.

Les porte-drapeaux, respectent comme de coutume la messe, ils inclinent leur drapeau aux élévations. (Suivant l’office la messe peut durer une heure trente, voir plus).

A la fin de la messe, le porte-drapeau National est invité à sortir, il incline à nouveau son drapeau devant l’autel, il se retourne et avance lentement vers la sortie, les porte-drapeaux de l’allée le suivent par deux jusque dans la cour et se placent (toujours le drapeau levé) en V à partir des marches, ils attendent la sortie des personnalités et des participants.

En règle générale, les personnalités, les autorités militaires ainsi que les membres du clergé viennent saluer les porte-drapeaux qui ont été mis au repos.

Le dégagé se fait ensuite sur place.

Cérémonie sous l’Arc de Triomphe

Avant tout un peu d’histoire :

La flamme qui veille sur le tombeau du « Soldat Inconnu » a été allumée pour la première fois le 11 novembre 1923, par monsieur André Maginot, Ministre des pensions, ancien combattant et mutilé de guerre, gardien des cimetières de guerre, en présence d’une seule compagnie du cinquième régiment d’infanterie, avec musique et drapeau.

A dix- huit heures au moyen d’un tampon d’étoupe imbibé d’alcool et allumé au bout d’un fleuret, il fit jaillir la première flamme, tandis que les troupes présentaient les armes et que la musique jouait la Marche de Chopin.

Un million cinq cents mille soldats Français sont morts au cours de la guerre de 1914-1918.

Parmi eux, des centaines de milliers n’ont pu être identifiés, de sorte que les familles éprouvées n’ont pas eu la possibilité de se recueillir sur leurs tombes.

C’était donc à la France entière qu’il appartenait de conserver le souvenir de ceux de ses enfants auxquels elle devait sa survie. Ainsi naquit l’idée de rendre des honneurs exceptionnels à un soldat « inconnu ».

Le 10 novembre 1920, à Verdun le mercredi à quinze heures.

Tout autour, dans l’immense champ de bataille de Verdun au sol encore couvert de cruelles blessures, quatre cent mille morts dormaient.

Dans l’écoute n°1, une de ces profondes galeries souterraines de la citadelle héroïque, une chapelle ardente était dressée. Les parois toutes imprégnées de salpêtre étaient drapées de toile blanche, recouvertes de drapeaux français et semées de palmes. Le fond était orné de trophées et portait la devise fameuse de Verdun : « on ne passe pas ».

Des cierges fichés dans des douilles d’obus répandaient une lueur rougeâtre que renforçait la lumière des lampes électriques voilées de mauve.

L’atmosphère était poignante. Huit cercueils étaient alignés, deux à deux, entre deux haies de soldats bleu horizon au port d’arme.

Accompagné de Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun de M. Thoumyre, du maire M. Robin et de son adjoint M. Schleiter, appuyé sur son inséparable canne, celui qui avait été le sergent Maginot, grand mutilé de guerre et qui, en qualité de Ministre des pensions représentait le gouvernement, s’avança.

A l’un des simples soldats du 132è régiment d’infanterie qui rendait les honneurs, il tendit un bouquet d’œillets rouge et blancs.

L’homme, engagé volontaire, un des plus jeunes combattants du moment, était Auguste Thin.

Le ministre lui exposa doucement ce qu’il devait faire.

Avec une gravité émouvante, celui à qui avait échu cet honneur, fit deux fois le tour des cercueils parfaitement identiques sous leur drapeau tricolore et finalement posa son bouquet sur le sixième. Puis il se figea dans un garde- à- vous impeccable, tandis que la musique régimentaire, massée en arrière, faisait éclater les voûtes sonores des poignants accents de la Marseillaise.

Le soldat inconnu était désigné.

Auguste Thin nous a confié que son choix fut guidé par l’addition des trois chiffres de son régiment, le 132è R.I. (1+3+2).

Le 21 janvier 1921, ce cercueil fut déposé sous l’Arc de triomphe de l’Etoile, si bien que le lieu de sépulture du soldat inconnu est le plus prestigieux que l’on puisse imaginer.

Le 11 novembre 1923, sur la proposition de Gabriel Boissy, journaliste, ancien combattant, une flamme fut allumée à la tête de la tombe.

Depuis… Cette flamme témoigne de la permanence du souvenir :

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Chaque jour, à 18h 30, un ancien combattant désigné par ses camarades, a l’honneur de raviver la FLAMME ; il le fait avec respect et émotion.

Les Chefs d’Etat, les Chefs de Gouvernement, les plus hautes Autorités Civiles et Militaires, en voyage officiel à Paris, rendent hommage au Soldat Inconnu en fleurissant sa tombe.

Après la guerre de 1914-1918, la France a connu d’autres conflits. Au cours de la guerre de 1939-1945, en Indochine, en Algérie, sous les cieux d’Europe, d’Afrique, des soldats français, en uniforme ou sans uniforme, notamment ceux de la Résistance, sont morts pour la France.

Des plaques entourant le Soldat Inconnu rappellent leur sacrifice.

Ainsi se trouve gravée sous les voûtes de l’Arc de Triomphe, après les batailles de l’Empire, cette partie de l’Histoire de France au cours de laquelle s’est joué notre destin.

Puissent ces courtes explications aider à SE RECUEILLIR et à SE SOUVENIR, tous ceux qui participeront à cette émouvante cérémonie. Lire la suite

Mise en place des porte-drapeaux, commandements

Lors des défilés officiels les porte-drapeaux sont mis en rang par deux, trois ou quatre suivant le nombre et les possibilités locales (largeur de rue, etc.…) il y a lieu de respecter une hiérarchie de ceux-ci par rapport à l’emblème porté et non pas la valeur de tout un chacun, à savoir les ordres nationaux, les médaillés militaire, les croix de guerres, les amicales régimentaires et les autres associations (souvenirs français, U.N.C, croix rouge, F.N.A.C.A etc.), il est à noter qu’il n’existe pas de préséance entre drapeaux des associations A.C.V.G. sauf si l’autorité administrative organisatrice de la cérémonie l’établit. Dans ce cas seul cette autorité peut la faire respecter. Les porte-drapeaux se placent en principe derrière la musique sauf si les troupes participent à la cérémonie auxquels cas ils suivent les militaires.

De préférences mettre en tête, derrière les porte-drapeaux nationaux, les porte-drapeaux en tenue d’officier ou sous officier militaire.

Ordre de mouvement :

A mon commandement ! Pour les drapeaux ! Garde à vous ! En avant ! Marche !

Partir du pied gauche, avancé tous au pas, se fier au chef de file en général la première tête de file à gauche.

Pour l’arrêt :

Arrivé à l’endroit de la cérémonie (exemple monument au mort).

Porte-drapeaux halte !

Ou bien – Pour l’ensemble halte !

Ou bien – Peloton (ou compagnie) halte !

Se placer de part et d’autre du monument en « V » ou en « L » ou bien « en ligne » (tout dépend de la configuration des lieux) face aux autorités en marchant au pas et en ordre.

(Ne jamais se positionner derrière le monument)

– Pour les drapeaux repos !

A l’arrivée des officiels :

Tels : chefs d’état, ministres, ambassadeurs, sénateurs, amiraux, généraux, préfets, commissaires, députés, maires

  • Pour l’ensemble ! Garde à vous !
  • Début de cérémonie ! levé des couleurs ! (s’il y a lieu)

Auparavant, on aura pris soin de placer au pied du mât deux personnes la première pour tenir et l’autre pour frapper le pavillon dans le bon sens, sur la drisse, et vérifier que celle-ci coulisse bien dans la poulie et attacher puis tirer sur la drisse.

Ne jamais laisser traîner le pavillon à terre. (Faire un essai avant la cérémonie avec la musique, ou le clairon).

Ordre : Attention pour les couleurs !…

Trois coups de langue au clairon

(Attendre une minute)

            Envoyez !…

Tenant fermement leur hampe de la main droite les porte-drapeaux relève le coude à l’horizontale.

La musique joue au drapeau.

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