Lettre éditoriale du mois d’octobre 2019

C’est avec un peu de retard que nous reprenons la plume, celle-ci ayant pris le vent s’envola pour redescendre en virevoltant sur un sol noyé pour beaucoup d’entre nous « que d’eau, que d’eau », d’autres ont subi plus que des intempéries, les frémissements de notre vielle terre faisant s’écrouler bons nombres de maisons et bâtisses provoquant encore hélas des disparus et sinistrés.

Notre Union Nationale s’associe dans la douleur des familles ayant perdus les siens, mais aussi auprès de celles et ceux qui pleurent nos soldats morts pour la France en opération Barkhane.

Comme chaque mois chers amis et Porte-drapeaux, nous continuons à vous demander de prendre par respect, un instant de votre temps, rien qu’une minute de recueillement en leur mémoire. Nos pensées vont également vers leurs épouses et enfants, ne les oublions pas !

Un moment d’humour :

Le dimanche 06 octobre 2019 dès six heures du matin, Jean Claude MOREL notre président accompagné de notre porte-drapeau National Hugues AILLAUD partirent en voiture pour rejoindre la ville de Sisteron (04200 Alpes de hautes Provence) ou les attendaient monsieur Louis DELMAS Président de l’Amicale des Marins afin d’assister à son Assemblée Générale annuelle.

Le 20 octobre 2019 notre présence fut remarquée à l’Assemblée Générale de l’Union National des Combattants, section Cogolin (Var 83) celle-ci se déroula en présence de monsieur Lucien GENDROT Président départemental. Lors de la remise de décoration la médaille de Patriote de France a été décernée à monsieur Philippe GUILLIMIN Porte-drapeau délégué U.N.P.D.F Var (83).

Nous étions le vendredi 25 octobre 2019 aux côtés des Parachutistes section Var Est et de leur Président Christian BORRO pour une cérémonie de jumelage avec nos amis Paras Belges venus en autocar au mémorial d’Indochine de Fréjus, un dépôt de gerbe fut suivit d’une minute de silence et du chant de la Marseillaise, puis après avoir descendu les nombreuses marches, tous se recueillir en déposant une gerbe devant la tombe du Général BIGEARD, la cérémonie se termina par la visite des allées du souvenir ou son inscrit les noms de tous nos camarades tombés aux combats. En covoiturage et autocar tous rejoignirent la maison de la Gendarmerie de Saint Aygulf (Var 83) afin de signer les livres du jumelage et fêter cette amitié par un apéritif bien mérité. L’excellent repas qui sans suivi fût mémorable tant par la nourriture que par les rires enjoués et les chants festifs.

Appel du Président :

J’invite tous les présidents d’associations d’anciens combattants, anciens militaires, quels qu’ils soient, tous les porte-drapeaux qui servent dignement la France, ceux qui ont servi la France, ceux des Ambassades, des Consulats, tous ceux et celles qui aiment et qui respectent notre Pays, tous ceux qui dans leur cœur sont patriotiques sans faire de religion ni de politique à nous rejoindre pour faire respecter l’honneur, les valeurs, la discipline de notre Patrie. Soyez fier et gardez tête haute car vous êtes l’esprit de notre Nation, de votre Nation. Respects, respects à tous.

Pour votre information :

Veuillez envoyer votre courrier à notre siège social. Joignez le numéro de votre paiement dans votre correspondance. A la réception de votre paiement, nous vous ferons parvenir votre (ou vos) commande(s). Dans le cas d’un virement bancaire, demandez nous un IBAN.

Vous pouvez nous aider en faisant un don de soutien, en retour nous vous fournirons un reçu de don (CERFA) pour déclaration au service des impôts. .

Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Les membres du bureau ainsi que le conseil d’administration vous souhaitent à toutes et à tous d’avoir passé un bon mois de novembre et vous convient à les suivre à nouveau lors de la prochaine lettre éditoriale.

La chronique historique « signée Donec » : Genevoix au Panthéon, ce n'est pas trop tôt!

Les écrivains qui nous ont immergés dans l’enfer de 1914 sont nombreux et beaucoup le font avec réalisme et talent, pourtant trois dominent le débat de la tête et des épaules c’est Blaise Cendrars avec la « Main coupée », Louis Ferdinand Céline et son « Voyage au bout de la nuit » sans oublier Maurice Genevoix avec ses témoignages aux les titres suffisamment évocateurs « Sous Verdun », « Nuit de guerre », « au seuil des guitounes », « La boue » et « Les Eparges ».Les téléspectateurs « d’Apostrophe » ou les auditeurs de « Radioscopie » n’ont pas oublié la voix de ce vieux jeune homme dynamique. Avec lui nous partageons l’existence même des « bonhommes » dans cette expérience effroyable où l’élite de l’Europe a laissé la vie. Le texte est extrêmement précis et vivant et loue cette extraordinaire camaraderie des tranchées. Il nous livre un récit poignant de l’instant de sa grave blessure. Il souffre mais voit tout et décrit chacun des protagonistes qui se penchent sur lui. Il pense que sa fin est proche. Et il n’a pas envie de partir de quitter sa famille du front.

Deux jours plus tôt, sur le même champ de bataille c’est l’écrivain allemand Ernst Jünger, futur auteur « d’Orages d’acier » qui était blessé.

Genevoix était devenu auteur par la grâce d’Ernest Lavisse directeur de l’Ecole Normale Supérieure où il avait fait ses études. Celui-ci avait demandé à tous les normaliens de correspondre avec lui et de décrire ce qu’ils vivaient. Très vite, il avait découvert le talent de ce jeune homme sportif et facétieux. Il l’incitera ensuite à publier le texte de « Ceux de 14 ». Il signera la préface.

En 1934 Genevoix obtiendra le Goncourt pour un beau roman de nature et de braconnage « Raboliot ».
Aux Vernelles, face à la Loire Il construira son œuvre. Nous y retrouverons son amour de l’eau, des animaux, des arbres et des fleurs. Nous y voyons l’empreinte des épreuves mortifères subies pendant la guerre et une échappée vers son grand amour de la vie.

Lettre éditoriale du mois de septembre 2019

Moins d’heures de soleil, les journées deviennent courtes, plus les jours passent plus l’automne prend ses marques.

Le temps des grippes, des vaccins, des grogs, arrive, mais celui aussi des soirées au chaud au coin du feu. Ne perdez pas patience ni le moral nous avons encore beaucoup de cérémonies devant nous. Le devoir de mémoire nous oblige !

Nous remarquons malheureusement de plus en plus les malveillances envers nos soldats du feu, nos policiers et gendarmes, nos médecins, nos intervenants SAMU, etc. La mort de beaucoup n’est pas une fatalité ! Nous nous devons de les soutenir afin de les encourager dans leurs fonctions, car comme nous Porte-drapeaux, ils sont aussi au service de la Nation.

Comme chaque mois ayons une pensée respectueuse pour nos disparus, tous les malades pour lesquels nous adressons nos vœux de rétablissement.

Un peu d’humour :

Ce mois-ci a été calme, mais nous avons une annonce à vous faire, suite à un entretien avec notre président Jean Claude MOREL nous avons une nouvelle adhérente :

Madame Françoise DUMONT, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, 1ère Vice-Présidente du Conseil Départemental du Var Canton de Saint Raphaël, Présidente de Var Tourisme, Présidente du SDIS 83.

Elle a accepté avec honneur d’être notre Marraine Nationale au sein de notre Association.

Nous la remercions chaleureusement.

Appel du Président :

J’invite tous les présidents d’associations d’anciens combattants, anciens militaires, quels qu’ils soient, tous les porte-drapeaux qui servent dignement la France, ceux qui ont servi la France, ceux des Ambassades, des Consulats, tous ceux et celles qui aiment et qui respectent notre Pays, tous ceux qui dans leur cœur sont patriotiques sans faire de religion ni de politique à nous rejoindre pour faire respecter l’honneur, les valeurs, la discipline de notre Patrie. Soyez fier et gardez tête haute car vous êtes l’esprit de notre Nation, de votre Nation. Respects, respects à tous.

Pour votre information :

Veuillez envoyer votre courrier à notre siège social. Joignez le numéro de votre paiement dans votre correspondance. A la réception de votre paiement, nous vous ferons parvenir votre (ou vos) commande(s). Dans le cas d’un virement bancaire, demandez nous un IBAN.

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Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Les membres du bureau ainsi que le conseil d’administration vous souhaitent à toutes et à tous d’avoir passé un bon mois d’octobre et vous convient à les suivre à nouveau lors de la prochaine lettre éditoriale.

Cérémonies du mois de septembre 2019

Cérémonie de remise de médaille du Patriote à Mme Paulette MENGUY

Le 21 septembre 2019 de 11h00 à 11h30, dans la ville de La Frette-Sur-Seine, devant le monument aux morts derrière l’église situé contre le mur du jardin du presbytère.

La commune de La Frette (4721 habitants) est située sur la rive droite de la Seine, à 20 km environ au nord-ouest de Paris, en limite des Yvelines. La commune est à 18 km de la Porte Maillot.

Cette médaille a été remise conjointement par le Vice-Président National U.N.P.D.F. en Ile de France, le MAJ (er) ROSSI, « Autorité et Parrain », secondé de son suppléant, le CCH (er) BALZAC.

A noter la nouvelle casquette « U.N.P.D.F. en Île de France portée à l’extrême gauche, par Mr Aristide de SOUSA, adhérent issu du civil et décoré de « La Patriote » en mars de cette année. A droite le porte-coussin Joseph est un sympathisant, fils de Mr BALZAC et futur adhérent.

Nous tenons à remercier Monsieur le Maire, Mr Maurice CHEVIGNY, Mme FAYT, sa secrétaire et tout le conseil municipal de la petite ville de La Frette-Sur-Seine).

Après la décoration, nous ne manquons pas à chaque cérémonie, d’observer une minute de silence en hommage aux morts pour La France et plus particulièrement pour ceux originaires de la municipalité qui nous a accueilli.

Lors de cette cérémonie a également eu lieu, la remise d’un béret associatif personnalisé à un Porte-Drapeau hors U.N.P.D.F.

Le Porteur de l’emblème de la F.N.D.I.R.P. 

Mr Jacques S

(Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes)

La Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (chère à notre Président National, fils et petit-fils de déportés) créée en 1945, rassemble toutes les catégories de victimes du nazisme et de ses complices de la collaboration : déportés, internés, combattants de la résistance, persécutés au nom d’une idéologie raciste, exilés, patriotes résistants à l’occupation et leurs descendants, familles de disparus, de fusillés, de massacrés. Elle représente la principale association de déportés.

Le 26 Septembre 2019, sur invitation de l’A.N.O.R.G.E.N.D. (Réservistes Opérationnels de la Gendarmerie Nationale), Les représentants de l’U.N.P.D.F. en Île de France (Mr ROSSI et Mr BALZAC) ont participé à deux cérémonies à Versailles SATORY (78), au sein du Groupement Blindé de la Gendarmerie Nationale.

La chronique historique « signée Donec » : Adieu sacré Chichi!

La France, chacun le sait, est une monarchie républicaine dont les rois sont de passage. Pourtant ils finissent toujours par exaspérer la multitude volontiers frondeuse.

Jacques Chirac n’a pas manqué de sacrifier à cette tradition, pourtant par son charisme, son humanisme et la présence à ses cotés d’une duègne prompte à éloigner de sa vue les jolies filles, il est devenu le « bien aimé ».

Quoi de plus naturel !

L’adolescent Chirac est déjà attachant, ses parents sont réfugiés chez Potez au Rayol près de Toulon. Le 15 aout 1944 c’est le débarquement de Provence. Il est aux premières loges, d’autant que ses parents hébergent le mythique Général Diégo Brosset chef de la première division française libre. Quelques mois plus tard le général est victime d’un accident de la route. Bouleversé Jacques baptise l’avenue qui relie le Rayol à la route nationale « avenue du Général Brosset ».

Trente ans plus tard, l’écriteau y était encore… Etienne Gola, maire du Rayol découvre qui en est l’auteur et  demande au premier ministre Chirac d’inaugurer la plaque officielle. Ce qui fut fait.

Notre ami, selon Gilberte Housset pharmacienne à Lagraulière et gaulliste de choc, fut séduit au temps de l’appel de Stockholm par les gilets jaunes moscoutaires. Cela ne dura pas mais laissa des traces. Ainsi il sera écarté sans raison apparente du classement du peloton des élèves-officiers de réserve de Saumur. C’est le général Koenig qui le rétablira dans ses droits lui déclarant en le tutoyant : « Il n’y a rien dans ton dossier, sauf cette histoire d’appel de Stockholm. Encore une connerie des RG, j’ai supprimé ta fiche. Tu vas retrouver ton rang ».

En Algérie il ne manquera pas de se distinguer à la tête de ses hommes comme le 12 janvier 1957 à El Krarba il intervient sans ordre pour dégager des camarades pris à partie par une bande rebelle.

Voilà l’homme qui marqua plusieurs dizaines d’années de la vie politique française dont il fut le grand fauve impitoyable,  opportuniste et séducteur incorrigible de cet univers.