Lettre éditoriale du mois de Juin

Mois de juin, joint l’utile à l’agréable! Début des vacances pour certains, beaucoup d’entre vous vont se retrouver en famille avec enfants et petits-enfants, nous vous souhaitons d’en profiter pleinement.

Avant tout, l’ensemble des membres du bureau et du conseil d’administration salue chaleureusement tous ses adhérents ainsi que tous les sympathisants de chaque pays et leur souhaite de garder une bonne santé.

Prenons le temps comme chaque mois d’avoir ensemble cette fraternelle pensée pour nos disparus, réservons toujours un moment pour rendre visite à nos camarades et amis malades, hospitalisés ou bloqués chez eux.

Emmanuel de ROCHESSON

Profitant d’une journée splendide sur le terrain de notre président, notre Paëlla du 3 juin fut une réussite, les talents de notre chef cuisinier de l’Amicale des Marins, Marins Anciens Combattants de Nice (06), (la cuisine du Capitaine) Emmanuel de ROCHESSON ont excité nos papilles ainsi que le bon vin de Provence (bu avec modération). Nous remercions particulièrement les volontaires Parachutistes Var EST et Porte-drapeaux pour leur aide précieuse à l’installation et au rangement du matériel.

Comme de coutume les cérémonies du 8 juin et du 18 juin se sont parfaitement déroulées malgré les fortes chaleurs, bravo à tous !

Suite à de nombreuses demandes, voici le rappel des préséances lors des cérémonies :

  • Lorsque le Porte-drapeau National, Confédéral ou fédéral est présent, il a préséance.
  • La préséance s’applique uniquement si l’association organisatrice de la cérémonie est par exemple : F.N.A.M – C.E.A.C.M – F.A.M.M.A.C – U.N.C – U.N.P – F.N.A.C.A – F.N.C.V, etc.
  • Le Porte-drapeau a préséance sur tout autre Porte-drapeau d’Association d’Anciens Combattants de villes, de villages, départementaux.
  • Le Porte-drapeau ou le chef de protocole désigné, doit :
    • Mettre en place les Porte-drapeaux par ordre de la valeur de chaque drapeau et non pas par la valeur de tout à chacun : C’est le drapeau qui prime.
    • Mettre en tête, avec les ordres nationaux, le Porte-drapeau de la ville recevant.
  • Suivant l’importance de la cérémonie, s’ils sont présents, les Porte-drapeaux internationaux (voir Ambassades et Consulats, respect du protocole International) défilent en tête avec le drapeau Français (Légion d’Honneur si présent, ou bien médaillés militaires, etc.) et bien sur celui de la ville recevant.
  • S’il n’y a pas de Porte-drapeau national ce sera en premier celui départemental ou de la ville ou bien du village suivi des Porte-drapeaux des ordres nationaux, etc.
  • Si une garde avec Porte-étendard est présente avec son détachement militaire en arme ceux-ci défilent en tête.
  • Dans les rangs, bien des fois, les derniers sont mieux placés que les premiers, évitez de vous chamailler!
  • Soyez toujours respectueux envers nos amis Porte-drapeaux handicapés, certains sont en fauteuils roulant d’autres ont des prothèses, nous nous devons de les aider.

Vos médailles sont reconnues, elles représentent la valeur de chacun d’entre vous, votre mentalité, votre respect, votre amabilité, ainsi que votre dignité.

Il est inconvenant de prétendre qu’en tant qu’ancien combattant vous avez priorité pour être placé devant et commander les camarades. Seule la valeur représentative de votre drapeau désigne votre emplacement.

Nous ne sommes plus au service militaire, nous sommes civils.

Pensez à ceux qui comme vous sont bénévoles, ils ont effectué leur service militaire, voire civique ou peut-être pas, néanmoins vous appartenez tous à une association à but non lucratif régie sous la loi de 1901, déclarée en Préfecture ou en Sous-Préfecture ainsi qu’au journal officiel, certaines sont même reconnues d’utilité publique.

Si vous souhaitez que des jeunes nous rejoignent et qu’ils obtiennent leur insigne et diplôme de Porte-drapeau au bout de trois (3) années de fonction, qu’ils remplacent nos anciens, ne les découragez pas, soutenez les, soyez et restez toujours digne et respectueux de votre engagement dans l’honneur de la Patrie.

Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Pensez à régler votre cotisation 2017 (pour les retardataires celle de 2016), elle est toujours au prix annuel de 20 €, soyez sympa !

L’ensemble des membres du bureau et du Conseil d’Administration vous souhaite un bon été et vous convient à les suivre à nouveau lors de la prochaine parution de la lettre éditoriale en octobre.

La chronique historique « signée Donec » : L’histoire est injuste

Certains personnages de l’histoire bénéficient d’un traitement de faveur, d’autres au contraire sont victimes d’une injustice qui se perpétue d’année en année.
Tel est le colonel de la Roques, archétype du « fasciste Français », vilipendé, maudit et mis à l’écart.
Le méritait t’il ?
De laroque est issu d’une famille réactionnaire catholique de droite. Ces convictions là dicteront ses choix.
A 20 ans il s’engage et sa conduite pendant la guerre de 14 est admirable. En 1928 il quitte l’armée, s’inscrit à l’association des Croix-de-Feu qui fédère 3 000 soldats de 1ère ligne décorés de la Croix de Guerre.
Mais le Colonel, pourtant attaché à la République, veut muscler  les institutions en les dotant d’un exécutif fort et en réduisant les pouvoirs du Parlement.
Le mouvement possédant un service d’ordre et une chaine de commandement, le succès est au rendez vous. En 1935 ils sont 35 000 adhérents.
Le 6 février 1934 une manifestation monstre perturbe le vote de confiance à Edouard Daladier nouveau président du conseil. Mais de laroque ne se mêle pas aux autres cortèges revendicatifs musclés. Lorsque les échauffourées commencent, il disperse ses troupes. Les plus extrémistes de son mouvement vont alors  rejoindre des partis ouvertement fascisants et antisémites. De son coté le colonel  crée le Parti Social Français destiné à faire entendre sa voix et ses valeurs au parlement. En 1939 il va compter jusqu’à 1.2 million d’adhérents de toutes classes sociales. Il rejette aussi bien le capitalisme sauvage que le Front Populaire.
Le 10 juillet 1940, après la défaite, les pleins pouvoir sont votés au Maréchal Pétain.
Si « l’Etat Français » a adopté la devise du PSF « Travail, Famille, Patrie » le torchon ne tarde pas à brûler avec le nouveau régime. Les désaccords s’accumulent avec le Maréchal. En effet ni la politique raciale, ni la collaboration avec l’Allemagne ne sont acceptables pour François de Laroque et ne parlons pas de la Milice à laquelle ses membres ont interdiction d’adhérer. Il a mis par ailleurs en place un réseau de résistance.
Les occupants mettent alors le colonel hors la loi et l’internent en Allemagne.
A son retour en France,  il est immédiatement incarcéré mais libéré faute de preuves.  Très éprouvé par ses multiples détentions il s’éteint le 28 avril 1946.
Ce n’est que 15 ans après sa mort, en 1961 que de Gaulle reconnaitra ses mérites.
Aujourd’hui pourtant il sent toujours le souffre, honni par la droite dure et rejeté vers le fascisme milicien par les beaux esprits.
Pierre André Tagueiff concluera : « Tendance politique dure mais concept mou ».

Lettre éditoriale du mois de mai 2017

« En mai fais ce qu’il te plaît », encore un dicton que nous avons respecté tant il y eu de cérémonies ce joli mois du muguet.

Il faut reconnaitre que les Porte-drapeaux participent sans cesse bénévolement à de nombreuses cérémonies durant cette période, nous nous devons de les féliciter, mais surtout les remercier.

Le temps passe, la vie avance inexorablement avec ses joies et ses malheurs, nous nous devons de respecter nos engagements (pas de politique ni de religion) mais tout de même, nous sommes profondément touchés par ces nombreux attentats qui  endeuillent temps de familles dans le monde. Alors, comme chaque mois ayons un instant une pensée pour tous ceux qui nous ont quittés, nos malades et blessés qui souffrent. Faisons tous ensemble le vœu d’être protégé et de vivre dans la paix.

Cette journée du 1er Mai, grillades sur le terrain de notre Président Jean Claude Morel sis au Muy (83) organisée par nos amis de l’U.N.P. VAR EST et leur cuisinier, fut une réussite, grâce à une météo favorable, une ambiance chaleureuse et amicale, nous félicitons et remercions le Président Christian Borro et toute son équipe.

Le 5 Mai cérémonie au mémorial d’Indochine de Fréjus en mémoire des Anciens de DIEN BIEN PHU en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, de Commandos, de Paras, d’Anciens Combattants, d’un détachement de Fusiliers Marins en armes venus de Toulon, d’une trentaine de Porte-drapeaux. Notre Président a eu l’honneur de débuter la cérémonie en remettant officiellement le Drapeau National U.N.P.D.F à monsieur Guy Hauviller ancien combattant, retraité de la Police Nationale.

Le 8 Mai (72 ième anniversaire de la fin de la guerre 1939-1945) notre Président avec son drapeau Fédéral F.A.M.M.A.C était auprès de monsieur le Maire Yves Bacquet et son Conseil Municipal, accompagné de monsieur Christian Borro et ses adhérents de l’U.N.P. au monument aux Morts du ravissant village de Bargemon perché dans l’arrière-pays Varois, village qui a vécu le débarquement de Provence et la présence de nos alliés  américains. Pas moins de 10 véhicules militaires américains (véhicules de collectionneurs) devancés par une superbe Traction Citroën d’époque, arborée d’un drapeau bleu blanc rouge, ont défilés dans le village, tous les chauffeurs et accompagnants étaient vêtus en tenue de GI de 1945. Suite à cette belle cérémonie monsieur le Maire et son équipe nous ont invités à prendre le verre de l’amitié suivi d’un repas en commun. Nous vous recommandons de visiter tous ces merveilleux villages éloignés du rivage et pourquoi pas de découvrir tous les départements de France.

Le 22 mai nous étions dès le matin 7h30 au village de Lorgues afin de monter à bord d’un autocar pour une journée détente Florilège, restauration, suivi en après-midi d’une sortie en mer afin de naviguer dans les Calanques de Cassis (une merveille), la chance fut avec nous (beau temps et mer belle). Dans le bus, à l’aller comme au retour, ce ne fut pas triste,  « The Voice » à bord !

Ce mois-ci nous avons souhaité vous présenter une histoire dramatique ainsi qu’ un homme de valeur, porte-drapeau de notre Union Nationale, Ancien Combattant puis CRS ayant vécu un drame qu’il garde encore tristement en mémoire, il vous conte par écrit sous forme de poème ces incidents.

Le 4 mars 1976, de grave incidents font s’affronter des paysans aux forces de l’ordre. A l’issue de cette journée, le bilan est lourd : Un viticulteur et un commandant des CRS sont tués. De nombreux blessés sont à déplorer.

Quand la vigne saigne

D’un soleil de printemps qui réchauffe la terre
De la colère aveugle de quelques paysans
Ce jeudi 4 mars, il est je crois 15 heures
La terre en Languedoc est souillée par du sang.

De tous côtés affluents des renforts de police
Les paysans aussi sont venus tous armés
Sont-ils des anarchistes ? Sommes-nous des milices ?
Dans les deux camps je sais, les morts seront pleurés.

Les jours s’écoulent lentement dans le calme
En Narbonne et Toulouse, on enterre leurs corps
Dans les deux camps je sais, tous deux étaient des braves
Faut-il pour être  « brave » subir ce triste sort ?

La France toute entière, consternée est surprise
N’y a t-il pas un moyen sans perdre des enfants
Qu’en pressant ces beaux fruits que nous donne la vigne
Coule enfin du bon vin et plus jamais de sang ?

Que tous ceux qui ont mission de régler ce problème
Le fassent vite et bien car ici on se tue
Et ce sang qui a coulé en dehors de leurs veines
C’est deux enfants chéris que la France a Perdus.

Christian MUSSO, CRS 6, Major honoraire de la police Nationale qui a vécu les évènements de Montredon

Il a fallu 41 ans pour qu’un « pardon » réciproque voit le jour.
C’est pourquoi, peuples de tous pays, nous aussi Français et Porte-drapeaux de France nous ne voulons plus subir ces drames, ces folies meurtrières. Nous vous respectons, nous aimons  par nos voyages vous rendre visite, découvrir votre culture et la beauté de notre planète, alors soyons tous unis pour que nos enfants puissent vivre en harmonie.  Notre dévouement bénévole, représente le devoir de mémoire et la paix dans le monde.

Notre Président U.N.P.D.F., Secrétaire et Trésorier Général, Porte-drapeau de la Confédération Européenne des Anciens Combattants et Militaires Œuvre sans cesse pour défendre cette paix si cher à notre cœur.

Nous vous invitons toutes et tous à nous rejoindre en adhérent tout simplement à l’U.N.P.D.F. (cliquer sur le lien)

Pensez à régler votre cotisation 2017 (pour les retardataires celle de 2016), elle est toujours au prix annuel de 20 €, soyez sympa !

L’ensemble des membres du bureau et du Conseil d’Administration vous souhaite un bon mois de juin et vous convient à les suivre à nouveau lors de la prochaine lettre éditoriale.

Cérémonies du mois de mai 2017

Journée du 1er Mai, grillades sur le terrain de notre Président Jean Claude Morel sis au Muy (83) organisée par nos amis de l’U.N.P. VAR EST et leur cuisinier.

Vous pouvez télécharger le diaporama (au format powerpoint) de cette journée en cliquant sur le lien suivant : Repas au Muy

 

5 Mai cérémonie au mémorial d’Indochine de Fréjus en mémoire des Anciens de DIEN BIEN PHU.

…Tous ensemble, les anciens de Dien Bien Phu, rassemblés devant le Mémorial des guerres en Indochine, ont commémoré le 63e anniversaire de cette terrible bataille, débutée en novembre 1953, lors de l’opération « Castor ». Plus de 4000 hommes ont alors été largués afin de couper la route du Laos au Vietminh. «En mars 1954, ils étaient plus de 10 000 dans le camp retranché… Le 13 mars, des milliers d’obus tombent sur les défenseurs de Dien Bien Phu, rappelait Christian Borro, président de l’union nationale des parachutistes Var Est. Le 14, l’armée vietminh a donné l’assaut. De jour comme de nuit, face à un ennemi supérieur en nombre, tous les parachutistes, les légionnaires, les artilleurs, les fantassins, les transmetteurs, les aviateurs, les marins de l’aéronavale, les tirailleurs nord-africains et les soldats vietnamiens vont défendre et repousser les vagues d’assauts du vietminh. Dans cette bataille, dans l’incapacité de se reposer ni d’être relevés, les soldats font preuve d’une combativité et d’une résistance exceptionnelles, malgré les copains qui tombent à leurs côtés… Ce 7 mai 1954, après 57 jours et 57 nuits de combats d’une rare intensité, le camp retranché est tombé. Les survivants sont regroupés mais leur calvaire n’est pas terminé. Épuisés, blessés, mourants, les colonnes de prisonniers s’enfoncent dans la jungle vers les camps de la mort. Ils vont connaître les privations, les maladies, les camps de rééducation… »

11721 prisonniers, 7801 morts captifs

Durant la bataille de Dien Bien Phu, le corps expéditionnaire français a perdu 3 420 hommes, 5 195 sont blessés. Sur les 11721 prisonniers, 7 801 décèdent en captivité tant les conditions sont inhumaines, 3 290 sont libérés dans un état catastrophique. Le nom de Dien Bien Phu est resté le symbole de l’honneur militaire défendu jusqu’à l’extrême limite des forces humaines et les anciens combattants se souviennent avec beaucoup d’émotion de cette Histoire de la France écrite avec leur sang. Les membres de l’union nationale des parachutistes, l’association nationale des anciens prisonniers d’Indochine présidée par Pierre Monjal, et l’amicale PACA des vétérans de la bataille rendent ainsi chaque année un hommage fervent à tous les soldats tombés. « Un devoir de mémoire, de transmission, nécessaire pour nous permettre de ne pas oublier, de ne pas banaliser les héros de cette guerre qui se sont battus sur ordre du gouvernement pour défendre la liberté de pays amis. Ils resteront à jamais le symbole de la volonté du monde libre de lutter pour la défense de la liberté », a ajouté Christian Borro. Des gerbes fleurissent le monument.

Article de JOCELYNE JORIS (jjoris@nicematin.fr) paru sur le journal nice-matin le 6 mai 2017.

22 mai 2017 Sortie en mer dans les Calanques de Cassis

Retrouvez l’histoire de Cassis sur le site de la ville en cliquant sur le lien suivant : Histoire de Cassis

Information

Anciens Combattants titulaires de la carte du Combattant ou titulaires du titre de reconnaissance de la Nation.

Notre président U.N.P.D.F. Trésorier Général et Porte-drapeau National de la Confédération Européenne des Anciens Combattants et Militaires (C.E.A.C.M.), vous informe que sous condition d’adhésion à la C.E.A.C.M., vous pouvez sur demande obtenir la médaille « Croix du Combattant de l’Europe » et son diplôme, en vous adressant directement à :

Monsieur Georges CABERO
Président de la C.E.A.C.M.
Résidence le Montserrat D45
5 avenue Chefdebien
66000 PERPIGNAN